Chapitre 20

1498 Mots
Mourad s’approcha. Il lui tendit la main, la fit se lever lentement et la serra contre lui. Leurs souffles se mêlèrent, leurs cœurs battant au même rythme. Puis, naturellement, leurs lèvres se retrouvèrent. Le b****r fut long. Viscéral. Il disait tout ce qu’ils ne pouvaient plus exprimer. Dans une impulsion, Zaynab le poussa légèrement en arrière. Mourad tomba sur le canapé. Elle s’approcha, lente, féline. Elle s’agenouilla devant lui, ses mains posées sur ses cuisses, ses yeux plantés dans les siens. Il ne bougeait pas, il la regardait comme si elle était sacrée. Son souffle se faisait plus court, son corps tendu sous l'effet du plaisir… jusqu'à ce qu’elle s’arrête brusquement. Son regard était sûr. Plein d’amour. Plein de feu. Zaynab détache sa serviette et attrape sa belle queue. Elle prend le g***d de Mourad dans sa bouche et l’avale en profondeur, jusqu’à la limite de la nausée, le prenant tout entier, pendant que mon amant étouffait des soupirs de satisfaction. Zaynab passant sa langue pleine de salive sur son g***d. Mourad avait les veines gonflées. Elle lui fait une f*******n. Alors qu'il jouit dans sa bouche, Zaynab retirée son g***d et se redressa, une main sur la bouche. Elle courut à la salle de bain sans un mot. Mourad se redressa, surpris. Il l’entendit vomir, le bruit étouffé lui serra la poitrine. Il attendit quelques secondes, puis se leva et alla la rejoindre. Elle était penchée au-dessus du lavabo, les mains crispées sur la porcelaine, les larmes mêlées à l’eau de son visage. Il resta un moment figé derrière elle, silencieux. Puis il demanda, d’une voix posée : — Qu’est-ce que t’as ? Elle ne releva pas la tête. — J’en sais rien... Peut-être que si t’avais pas couché avec Khoudia, j’me sentirais pas autant dégoûtée. Il fronça les sourcils. Sa mâchoire se contracta. — J’te dégoûte maintenant ? Elle se retourna lentement pour lui faire face. Ses yeux étaient rouges, brillants. Son visage encore pâle. — J’oublierai jamais ce que t’as fait. Jamais. Même si j’t’aime. Il inspira, ravalant tout ce qu’il aurait voulu dire. Il n’avait plus la force de discuter. Il la fixa un instant, puis fit demi-tour. — J’veux pas qu’on se déchire ce soir. Il retourna dans la chambre, s’allongea sans bruit, les yeux ouverts dans le noir, le cœur trop lourd pour dormir. Zaynab s'était finalement couchée à côté de Mourad, sans un mot. Elle ne dormait pas. Le vide en elle était immense, presque physique. À côté, Mourad avait gardé les yeux ouverts, chacun enfermé dans un silence qui en disait long. Le lendemain matin, ils retournèrent à l'appartement. Une ambiance étrange régnait, faite de tension retenue et de gestes polis. Ils prirent le petit-déjeuner tous ensemble. Khoudia rayonnait, affichant cette sérénité qui agaçait profondément Zaynab. Elle l’observait, les bras croisés, se demandant ce qui donnait à cette fille autant d'assurance. Puis ils prirent la route, tous les quatre, direction la clinique. C’était une clinique privée, hautement réputée. L’accueil était rapide, discret. Tout était encadré : résultats imprimés, signés, tamponnés. Pas de place pour la fraude ou les approximations. Mourad avait tout exigé à l’avance. — Je veux un test HCG quantitatif. Nom complet, date, valeurs exactes. Et je veux le document officiel, tamponné et signé. Qu’il soit aussi envoyé sur ma boîte mail. Pas de papier qui circule n’importe comment, précisa-t-il froidement à l’infirmière. Zaynab resta silencieuse, les yeux rivés sur Khoudia. Elle la fixait, attentive à chaque expression. Khoudia, elle, affichait un petit sourire tranquille. — Franchement, tu te fatigues pour rien, Mourad. Il ne répondit pas. Il ne la regarda même pas. À ses côtés, Zaynab sentit monter une colère sourde. Cette fille parlait trop. Elle agissait comme si elle était déjà installée dans sa vie, dans la leur. Mais Zaynab refusait de laisser Khoudia détruire ce qu’elle avait avec lui. Pas après tout ça. Pas comme ça. Le test avait été fait. À la clinique, on leur indiqua que les résultats sanguins HCG seraient disponibles en fin de journée, envoyés directement par mail à Mourad. Rien d’autre à faire qu’attendre. Ils quittèrent les lieux dans un silence pesant. Zaynab le sentait : la journée serait longue. Trop longue. Elle n’avait ni la patience, ni l’énergie. Et pourtant, elle tenait bon. Mourad, de son côté, avait compris qu’elle n’allait pas bien. Il le voyait dans ses yeux, dans ses gestes lents, dans sa façon de ne plus chercher à parler pour rien. Alors, il décida de s’éloigner avec elle. Juste tous les deux. Sans Khoudia. Sans personne. Ils passèrent l’après-midi à arpenter les lieux les plus luxueux d’Allemagne. Boutiques raffinées, bijouteries silencieuses, galeries feutrées. Zaynab choisit quelques pièces, mais sans réel enthousiasme. Mourad, lui, la suivait du regard, la laissait faire, la laissait exister. Il lui offrit ce qu’elle voulait, sans discuter. En fin de journée, il l’emmena jusqu’au chalet qu’il avait fait louer en secret, au bord du lac Tegernsee. L’endroit était paisible, élégant, complètement isolé du reste du monde. Ils y dînèrent simplement, entourés du silence de la forêt et du clapotis de l’eau. Mourad tentait de détendre l’atmosphère, mais Zaynab ne parlait presque pas. Elle n’était pas fâchée, simplement éteinte. Présente, mais ailleurs. Leur complicité revint doucement à mesure que le temps passait. En fin de soirée, ils se retrouvèrent dans la piscine intérieure du chalet. L’eau chaude, le calme, leurs corps qui se frôlaient… quelque chose s’était réouvert. Puis ils montèrent dans la chambre. Zaynab enleva sa robe d’un geste fluide et alla s’asseoir sur le lit, les cheveux humides encore. Mourad la rejoignit. Il n’y eut pas de mots. Juste leurs regards, leurs souffles, leurs gestes. Ils s’embrassèrent. Lentement. Puis plus fort. Mourad la fait allongée sur le lit. Il écarte ses cuisses et la pénètre subitement. Il commence ses mouvements de va et vient. Zaynab adorait elle gemissait fort. Les murs de pierre semblaient vibrer sous la tension qui régnait dans la chambre. Rien n’était calme. Rien n’était doux. Mourad et Zaynab n’étaient plus deux amants, ils étaient deux forces opposées qui s’affrontaient avec rage et désir, dans un combat silencieux où chaque souffle était une déclaration de guerre. Elle l’avait poussé contre le lit avec la violence d’une blessure trop longtemps contenue. Elle s'assoit sur son g***d et commence à le chevaucher. – Hhmm... Tu la laisses mentir, cracha-t-elle, haletante. Elle joue avec ton nom, avec ton sang, et toi, tu restes calme ? Mourad attrapa sa taille avec brutalité, ses yeux noirs plongés dans les siens comme une menace. – Parce que je prépare sa chute. Leurs corps se cherchèrent avec impatience, pas par tendresse, mais par besoin vital de se détruire et de se reconstruire à travers l’autre. – Je ne veux pas être ton échappatoire, Mourad, souffla-t-elle contre sa bouche. Je veux être ton champ de bataille. Que tu viennes te battre ici, pas fuir ailleurs. – Tu l’es déjà. Mon champ de guerre. Ma faiblesse et ma force. Et c’est pour ça que je ne te laisse jamais tranquille. Il l’allongea violemment sur les draps froissés, ses mains pressant ses poignets au-dessus de sa tête. Elle sourit, provocante, défiante même dans l’abandon. – Tu crois me dominer, mais je te tiens là, juste là, au bord de la folie. – Tu m’as déjà rendu fou. Leurs bouches se déchirèrent autant qu’elles s’embrassèrent. Il n’y avait pas de place pour la tendresse. Pas ce soir. Ce soir, ils se punissaient de s’aimer autant, de ne pas pouvoir se fuir, malgré les regards, malgré Khoudia, malgré la guerre que la famille avait lancée contre eux. – Fais-lui comprendre, gémit Zaynab à son oreille, qu’elle n’a jamais eu cette version de toi. – Elle n’a rien eu du tout. Elle n’aura jamais ça. Elle n’est qu’un fantôme dans un jeu auquel elle n’est pas invitée. Les draps se froissaient, les murs résonnaient, leurs souffles s’entrechoquaient comme deux armées en collision. Elle planta ses ongles dans son dos comme on plante un drapeau sur un territoire conquis. – Tu m’appartiens, souffla-t-elle dans un dernier râle de colère contenue. – À jamais. Et si elle ose encore mentir… je la briserai. Son souffle s’écrasa dans le creux de son cou, haletant, brûlant. Il jouit en elle avec un râle profond, l’enveloppant de tout ce qu’il retenait depuis trop longtemps. Mais à peine avait-il fermé les yeux qu’il sentit son corps se dérober sous ses mains. Zaynab s’était déjà levée. Elle courut pieds nus jusqu’à la salle de bain, sans un mot, sans un regard, comme si elle fuyait quelque chose de trop lourd pour rester. Il resta là, figé, les draps défaits autour de lui, le cœur encore battant, l’esprit déjà glacé. Il attendit. Une minute. Deux. Cinq. Lorsqu’elle revint, pâle, les lèvres tremblantes, il n’en pouvait plus. – C’est quoi ton problème, Zaynab ? lâcha-t-il, la voix rauque. C’est la deuxième fois. Tu files vomir après qu’on ait fait l’amour. Qu’est-ce que tu veux que je pense ? A suivre
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