Chapitre 15 La dépanneuse de Lucien Bernard était stationnée devant le garage de l’Iroise, sur le terre-plein du port de pêche. C’était un camion dont le plateau bas était muni d’un treuil électrique destiné à hisser les véhicules qui devaient être transportés au garage. Mary pénétra dans l’atelier où un jeune homme en bleu maculé de cambouis s’affairait sous un capot de voiture. Elle s’aperçut alors qu’elle ne connaissait pas le nom de famille du garagiste, mais seulement son prénom. Elle demanda à l’arpète : – Lucien est-il là? Le garçon ne parut pas offusqué d’entendre appeler son patron par son prénom. Ce devait être dans l’ordre des choses, pour la plupart de ses clients, le garagiste était Lucien. – Au bureau, dit-il en pointant un pouce sale vers une sorte de cage vitrée. Elle


