XXIII La vie, c’est la mort La mort, c’est la vie En mon absence, mes compagnons de captivité avaient philosophé à qui mieux mieux. Lorsque je rentrai, mon ami Clou avait la parole : – Mes amis, dit-il, résumons-nous ! – Oh ! oui ! Il est temps ! s’écria le chœur des prisonniers. – On peut considérer, je crois, la matière comme un pur néant. – Oui ! à bas la matière ! – Qu’est-ce que le corps humain ? Des os, des cheveux, des poils, des nerfs, des muscles, du sang, de la bile, de la salive, que sais-je ? un amas de choses dégoûtantes. Tous les détails en sont repoussants, et l’ensemble souvent n’est pas beau. – Exemple : Boleslas ! dit le cruel Rochetaillade. Le Slave poussa un sourd gémissement. – Si la matière est dégoûtante, reprit Clou avec force, nous devons repousser la ma


