SalopeOn avait commencé la soirée dans un café du XIe, Mat, volubile, parlant de lui, Julien faisant des blagues douteuses, Pierre écoutant, silencieux et souriant. À minuit, Mat déjà saoul nous enjoint de le suivre, commençant de hausser la voix, chassé par le patron pour l'avoir provoqué sûrement d'une remarque déplacée - une mauvaise habitude - et je les suis sans vraiment le vouloir, mais comme toujours malgré moi attirée. On se retrouve une fois de plus à la Cantada, ouverte jusqu'au petit matin. Mat m'apporte un verre que je n'ai pas demandé. Nous voilà de nouveau installés autour d'une table, sans grand-chose à nous dire. Par moments l'un d'entre eux prononce une phrase qui retombe vite dans un silence fatigué. Je remarque les traits tirés de Pierre, le teint grisâtre de Julien, Mat


