IX Le roi Philippe-Auguste– Venez, madame, dit Philippe allant à Isemberge et lui présentant la main, venez reprendre votre place, et qu’Isemberge, reine de France et femme de Philippe, oublie à jamais ce qui s’est passé depuis notre séparation. Saisie d’étonnement et de joie, la pauvre Isemberge ne savait si elle devait en croire ses yeux et ses oreilles. – Mon Dieu ! mon Dieu ! dit-elle. Et se précipitant sur cette main que Philippe lui tendait, elle voulut se prosterner aux pieds du roi. – Que faites-vous, madame ? dit ce prince la relevant avec vivacité ; ce n’est point à vous à demander grâce : cette humble posture me reproche trop amèrement ce que j’ai fait ; venez, j’ai hâte de montrer à mes sujets la reine qu’ils aiment, et à laquelle ils ont rendu plus de justice que moi. Pui


