Déclenchement !

1380 Mots
– Hhmm... Fît-elle les yeux fermés en se mordant légèrement la lèvre inférieure. Haaa... – Tu rêves encore de ça ou quoi ? Il était 7h et j'étais déjà debout. Aujourd'hui je devais donner cours l'avant-midi. Elle était toujours sur le lit entrain de s'étirer et de tourner dans tous les sens. – Et d'ailleurs tu veux que je t'aide mais tu ne t'inquiètes même pas d'arriver à l'heure pour mon cours ! – Hhmm... S'étira-t-elle encore. C'est bon, c'est bon, j'arrive. Je m'étais déjà habiller et prêt à partir. Mais mon tic me retint... Je ne voulais pourtant pas poser la question de peur d'avoir une réponse négative mais, ma bouche était en feu ; fallait que je le dise. – Au fait, c'était comment ? A l'entente de ma question, elle se redressa et me souria. Elle avait un sourire tellement angélique. Elle était si belle, si mignonne et paraissait si innocente. Je ressentis une vague de désir pour elle. Je retins furtivement ma respiration un court instant afin de faire passer ce désir, sinon je sauterai sur elle et se sera réparti... – C'était merveilleux ! S'exclama-t-elle. J'ai vraiment adoré ! Une joie immense m'empli le cœur et le corps tout entier. Je n'ai jamais su si c'était du à mon altruisme, mais je n'aimais pas être le seul satisfait dans une relation. C'était à cause de ça que j'avais développer l'habitude de demander à ma partenaire comment elle avait trouvé. Je lui souris ensuite et me tourna pour y aller. – Professeur, vous n'aimeriez pas qu'on recommence un peu avant que vous ne partiez ? – Très volontier est mon être, mais là je risque d'être en retard ! – Allez quoi, professeur... Juste un peu. C'est vrai que Jessy avait raison et que c'était pas comme dans les films, mais j'ai adoré quand même ! Allez quoi, on recommence ! Elle quitta le lit et vint m'enlacer par derrière autour du ventre. – Professeur, dîtes oui ! Se ne sera pas long. Juste un ou deux coups et puis c'est tout, promis ! C'était à peine si j'avais entendu cette phrase. J'étais comme enragé ! « Pas comme dans les films... Pas comme dans les films... Pas comme dans les films... » C'est tout ce qui résonnait dans ma tête. Cléo continuait avec ses supplications tentant par la même occasion de m'exciter. – Tu as dit... Pas comme dans les films ?... Cléo arrêta toutes ses tentatives et se décolla de moi. – Euh... Oui Ma rage faillit déborder et je rata de perdre le contrôle. Sans dire un mot, suivit du regard de Cléo, j'alla jusqu'à mon bureau. J'y retourna la chaise et me mis. – Comment ça « Pas comme dans les films » ? Lui demandais-je contenant du mieux ma colère. Elle recula et s'installa sur le lit. – Au fait, actuellement les jeunes essaient de refaire comme dans les films. On veut faire les mêmes durées, les mêmes positions et les faire aux mêmes endroits, vous voyez. On tente de réaliser les fantasmes qu'on voit derrière nos écrans. Si vous voulez je peux vous conseiller quelqu'un ; c'est un gar de l'université qui est vraiment bon dans ça. Il vous donnera des conseils pour faire comme. – Si je comprends bien vous êtes quasiment tous des adeptes de la pornographie... ? – Enfin, actuellement la pornographie est à son apogée vous savez ? Dit-elle en revoyant, d'un geste de tête ses longs cheveux noirs en arrière. Les couples s'en inspirent et essaie de refaire ce qu'ils voient question de découvrir de nouvelles sensations. – Ah... Je vois... – D'ailleurs, on a un groupe dans notre auditoire où on se spécialise sur les pratiques et tout. Chacun a sa spécialité, et moi c'est la f*******n ; on m'appelle même "fel queen" Comme pour dire la reine de la f*******n. Elle me disait ces choses avec tant d'enthousiasme. Plus elle parlait, plus j'étais dégoûté et irrité. Le sexe n'est pas quelque chose qu'on montre à tout le monde ; alors depuis toujours ou presque, je n'aimais pas la pornographie. C'est scandaleux de f***********r et d'être vu par tout le monde. Et en plus c'est très gênant. – Fel queen hein ?... Comment as-tu obtenu ce statut ? Lui demandais-je me contrôlant du mieux que je pouvais. – Et bien, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, me souria-t-elle. Dans le groupe on se tape les garçons et après on demande qui fait quoi le mieux. – Donc... c'est un peu... Comme un concours par exemple de f*******n avec plusieurs filles comme candidates et plusieurs garçons comme juges ?... – Oui c'est exact ! – BON SANG ! hurlais-je en me levant de ma chaise. C'est dégueulasse ! Comment pouvez-vous faire ça ? Le sexe c'est pas un sport ; On a pas besoin de médailles, ni de titres pour ça ! Et puis, franchement, la pornographie ? A son apogée ? Tout ça c'est vraiment dégueulasse ! Pourquoi ne pas faire ça en cours de route alors pour être vu de tout le monde comme ces acteurs hein ? C'est un truc qui doit se faire en cachette ; seul les pratiquants du moment doivent voir. C'est pas de "l'art" pour que tout le monde contemple ! J'y crois pas ! Pornographie, sexe, d****e, toutes les valeurs ont étés remplacés par ça ! On voit vraiment à quel point le monde est dégradé ! – Ah ouais ? S'énerva-t-elle à son tour. Parce que couché avec ses étudiantes c'est des valeurs peut-être ! Le silence pesa dans la salle. Mon téléphone vibra dans ma poche. Je le sorti et l'alluma. Un message de Louis venais d'arriver. Celui-ci disait : «Matthieu 7:3 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? » Et il avait commenté : « Assures-toi d'être irréprochable avant de reprocher à quelqu'un quoi que ce soit. Il est nécessaire de se changer avant d'essayer de changer l'autre. Bonne journée dans la paix du Seigneur » Tous les matins ils m'envoyait ce qu'il me disait être des "versets bibliques" ainsi qu'un petit commentaire dessus. Et très souvent, ça coïncidait avec ce qui m'arrivait tôt ou tard dans cette journée là. Je remis tout doucement le téléphone dans ma poche et me rassis. Je n'osais pas fixer le regard en colère de Cléo. – Quoi ? Fît-elle. Vous ne l'ouvrez plus ? Et bien, répondez-moi : Est ce que coucher avec ses étudiantes est une valeur, hein ? Vous êtes là à me faire la morale alors que depuis que vous êtes passé de prof assistant à prof tout court, vous vous êtes tapé combien, quinze ? Vingt filles de l'auditoire ? Tss arrêtez vos semblant de morale professeur... J'étais assis sur ma chaise écoutant tout ce qu'elle disait. Elle avait parfaitement raison. Et en plus ce message de Louis qui avait l'art d'arriver au bon moment m'avait paralysé. J'étais vraiment mal... Elle continuait à parler de plus en plus en colère. J'avais vraiment touché une corde sensible ; la paille de son oeil. Alors que moi, j'avais une poutre... – Qu'est ce qui vous prend professeur ? Vous n'aviez pas l'air d'avoir penser à tout ça hier quand vous étiez entrain de me tripoter les seins ! Non ! Ni même lorsque vous me disiez "oui, aaah, vas y, continue, " pendant la f*******n ! Elle avait le visage fermé et le regard noir. D'un coup elle se retourna et se rhabilla en vitesse. J'étais toujours sous le choc alors je la fermais. Je voulais parler, mais c'était comme si ma bouche me disais "imbécile ! N'en rajoute pas !". Elle termina de s'habiller et me toisa de haut en bas tandis que son portable sonnait. Elle décrocha ensuite : – Oui, Jessy ! Le professeur ne viendra pas aujourd'hui... Cet enfoiré n'arrivera jamais à faire comme dans les films ! Elle sortit et claqua la porte derrière elle en s'écriant : – c*****d ! Vas plutôt apprendre à faire comme il faut au lieu de nous casser les couilles avec tes pratiques archaïques pas comme dans les films et tes leçons de morale à la c*n !
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