IV-8

2150 Mots

Une pièce voisine, la garde-robe, grande chambre tendue de vieille perse, était simplement entourée de hautes armoires en bois de rose, où se trouvait pendue l’armée des robes. Céleste, très méthodique, rangeait les robes par ordre d’ancienneté, les étiquetait, mettait de l’arithmétique au milieu des caprices jaunes ou bleus de sa maîtresse, tenait la garde-robe dans un recueillement de sacristie et une propreté de grande écurie. Il n’y avait pas un meuble, et pas un chiffon ne traînait ; les panneaux des armoires luisaient, froids et nets, comme les panneaux vernis d’un coupé. Mais la merveille de l’appartement, la pièce dont parlait tout Paris, c’était le cabinet de toilette. On disait : « Le cabinet de toilette de la belle Mme Saccard », comme on dit : « La galerie des glaces, à Versai

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