XVIII

3384 Mots

XVIIIGaspard avait passé cette journée dans un état de fièvre intérieure qu’il réussissait à ne point laisser soupçonner au-dehors. L’instant critique approchait. Il avait sans encombre porté, le matin même, sa seconde tenue de garde à la vieille maison et, avec M. de Pelveden qui s’y trouvait seul, avait convenu de venir chercher Françoise dès que le jour tomberait, afin de l’introduire à Ménez-Run. La plus dangereuse phase de la difficile partie engagée commencerait à ce moment et, quelque brave que fût Sorignan, il ne l’envisageait pas sans quelque frisson d’anxiété. Mais, plus haut que tout, parlaient son indignation, sa jalouse fureur contre le duc et les sentiments que lui inspirait Bérengère. Pas un instant il ne songeait à reculer. Mais il n’ignorait pas que, s’il échouait, c’étai

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