XXTraînée par l’homme qui l’emmenait, Françoise longeait des couloirs, à la lueur d’une lanterne dont son guide s’était muni au passage. Elle descendit un long escalier en spirale, s’enfonça dans les ténèbres infernales, longea de nouveaux couloirs, plus étroits ceux-là. Parfois, une porte bardée de fer apparaissait dans la paroi de granit... Et, comme Mlle d’Erbannes passait devant l’une d’elles, d’affreux gémissements, des sortes de râles vinrent la faire frissonner d’épouvante. Quelques pas plus loin, l’homme s’arrêta devant un autre vantail et tira d’énormes verrous. Puis il fit entrer sa prisonnière dans un réduit dont l’air lourd, vicié, la suffoqua. En un instant, il ôta le bâillon, les liens ; après quoi, il sortit et reverrouilla la porte, laissant Françoise dans la nuit absolue.


