XXIILa prison de Gaspard ne se trouvait pas dans les souterrains de Ménez-Run, mais dans une des tours. Bien qu’elle fût de ce fait un moins horrible séjour que les basses-fosses assignées à Giulia et à Françoise, elle était encore un lugubre logis, à peine éclairé par une meurtrière haut placée, avec, pour tout mobilier, une planche sur laquelle était répandue un peu de paille. Mais il importait peu à Sorignan, qui savait ses heures comptées. Courageusement, il attendait la mort. Son âme, après les premiers soubresauts de l’indignation contre la fourberie de Françoise, avait retrouvé le calme. Elle n’était pas vindicative, cette âme parfois trop faible, trop crédule, mais noble et loyale. Pendant un temps, elle avait pu se laisser égarer par la jalousie. Mais celle-ci, maintenant, n’exis


