Il lui faut peu de temps pour la retrouver. Et la charger d’une cartouche de 12 mm. Debout devant la glace de la chambre parentale, il pose l’extrémité du canon sous son menton, de telle façon que le coup de feu ne puisse manquer la boîte crânienne. Le doigt posé sur la détente, le visage de nouveau couvert de larmes, il essaie de voir son reflet dans le miroir. Plusieurs fois son pouce a des velléités d’appuyer un peu plus fort et de déclencher le tir, mais chaque fois la pression se relâche. Au bout de quelques minutes, il lui devient évident qu’il n’aura pas le courage de passer à l’acte. Alors il replace le fusil dans son étui, le pose le long du lit et tombe à genoux, murmurant d’une voix hachée de sanglots : — Pardon, mes amours, pardon, pardon, pardon… Je ne suis qu’un s****d ! Un


