Je ferme les yeux et laisse ma louve prendre le contrôle. La douleur est immédiate. Mes os craquent, se brisent pour mieux se reformer. Ma peau brûle alors que ma fourrure d’un blanc pure s’étend sur mon corps. Mes griffes s’enfoncent dans le sol de l’arène, mes crocs s’allongent. Ma louve hurle à travers moi, déversant sa rage dans chaque fibre de mon être.
L'autre bondit. Je l’esquive de justesse, roulant sur le côté. Mes muscles se contractent, prêts à frapper. Il attaque encore, mais cette fois, je l’accueille de plein fouet. Nos corps s’entrechoquent dans un fracas de chair et de crocs. Son haleine putride m’envahit, mais je ne faiblis pas. Il tente de me renverser, mais je suis plus rapide, plus agile. Je plante mes griffes dans son flanc, le faisant hurler de douleur.
Le silence s’abat sur l’arène. Puis les cris explosent. Les Gardiens acclament, les loups de haut rang hochent la tête avec satisfaction. Mais moi, je ne ressens rien. Juste un vide grandissant.
Jasper hoche la tête, un sourire satisfait sur les lèvres. Will, en revanche, détourne les yeux. Il sait. Il sait que je ne devrais pas être là. Que je suis trop forte pour être une esclave. Mais il ne peut rien dire. Rien faire. Personne ne peut défier l’. Enfin, pas encore….
« Savannah tu as encore gagné » Jasper arrive fièrement... j’en ai vraiment marre et je suis grave frustré !
« On n’a pas mieux ici sérieux ? p****n jasp' ça craint ! un malheureux coup a la jambe et il chiale! non mais regarde le! sérieux... je secoue la tête dégoûté... c'est le seul moment où j'peux me défouler...Jasper c'est énervé...
« Ne me manque pas de respect ! Tu veux peut-être refaire un tour dans les autres meutes pour trouver un adversaire à ta hauteur
« Je veux plus ! J’ai faire mes preuves, pourquoi ne puis-je pas monter en grade !? personne ne me rivalise…
« Ferme là !! Tu es arrogante ! Tu oubli a qui tu parles ? Vous êtes tous à moi Savannah, en dehors de ces murs tu n’a aucune valeur, votre vie m’appartient !
Il est sorti en laissant la porte de l’arène ouverte. m***e !
« Tu me fait penser à lui… tu te crois supérieur a eux hein ? Tu te crois si exceptionnellement comme louve…. Alors... Que le meilleur gagne » dit-il par-dessus son épaule,
Merde, m***e, m***e, je suis dans la m***e…
N'importe qui peut entrer c’est no limite, a par ma capacité à encaisser…
Deux molosses entrent, je commence a faire des petits saut sur place pour me dégourdir et leurs fait un clin d'œil en leurs envoyant un b****r, histoire de les taquiner un peu puis me transforme direct.
Un coup brutal explose contre mon museau, projetant ma tête en arrière.
Je n’avais pas vu venir celui-là… Le goût métallique du sang envahit ma gueule, et ma louve rugit de plaisir.
L’adrénaline pulse dans mes veines, excitant chaque fibre de mon corps.
Ils attaquent en meute, désorganisés, sans tactique.
De front, ils foncent, griffes sorties, gueules entrouvertes dans des rictus sauvages.
D’autres tentent de me surprendre par-derrière, espérant m’arracher la gorge.
Je suis leur cible, la proie qu’ils veulent abattre mais je ne suis pas une proie.
J’esquive d’un bond fluide, mes pattes raclant le sol poussiéreux. L’un d’eux s’élance, crocs en avant—trop lent. Je pivote, fauchant ses pattes arrière avec ma queue, le déséquilibrant.
Avant qu’il ne touche terre, je plante mes griffes dans son flanc et le projette au sol. Je tourne sur moi-même, faisant face aux autres, ma louve est rapide et agile.
Mes muscles roulent sous ma fourrure, mon souffle est court, mais stable. Un loup plus massif me percute sur le flanc, m’arrachant un grondement.
Avant que je ne puisse riposter, une mâchoire se referme sur ma nuque.
Merde.
Ma louve rugit, furieuse. Elle refuse d’être prise au piège et feinte la soumission. Mon corps se relâche légèrement, laissant croire que je cède.
L’idiot derrière moi desserre son étreinte—grosse erreur. Je me cabre d’un coup sec, projetant mon adversaire au-dessus de moi et d’un mouvement fluide, je bondis et referme mes crocs sur sa gorge.
Il griffe, tente de se débattre, mais je serre plus fort, jusqu’à sentir ses battements faiblir.
Un autre en profite pour foncer sur moi. Je relâche ma prise juste à temps, bondissant sur le côté.
D’un mouvement vif, je pivote sur mes appuis arrière et plante mes griffes dans son poitrail.
Son cri de douleur déchire l’air, mais je ne le laisse pas se remettre.
D’un coup de patte puissant, je le plaque au sol et referme ma mâchoire sur son museau. Je grogne, qu’il ose encore bouger, je lui arrache la gueule.
Mais ma vision commence à se brouiller.
Le sang me coule dans les yeux. Combien en reste-t-il ?Je perçois une ombre bondir mais trop tard. Un impact v*****t me projette au sol. Des crocs et des griffes lacèrent mes flancs. Des corps s’écrasent sur moi.
Je rugis, j’attrape une patte au hasard dans la mêlé et la broie entre mes mâchoires, il hurle de douleur mais avant que je puisse attaquer à nouveau un coup de feu retentit. Tout s’arrête.
Les grognements se taisent, les corps se figent… enfin.. sauf moi bien-sûr...
« Ça suffi stop écartez-vous !! »
J’entends mais j'avais déjà arraché l’oreille de celui que je tenais... ma louve c’est roulé sur le dos et j’ai repris forme, un peu épuisé j'avoue...
« Écarte toi connard
« Chef c’est trois-là sont mort !
« Emmène celui-là à l’infirmerie
J’entends brièvement de l’agitation autour de moi, je me rends compte que je suis en train de rigoler, je ris tellement fort, il vient du plus profond de moi, je jubile
« Ho p****n la branlée que je vous ai mis ! des larmes coulent sur mes joues, alors c’est ca pleurer de rire ?
Je tourne ma tête sur le côté entre deux gloussements pour voir ce qui ce passe. Qui a tiré ? Je ne reconnais pas cette voix, pourtant il me semble l’avoir déjà entendu, comme un souvenir lointain. Je n'oublie jamais une voix.
Ma vision est trouble mais je distingue un garde qui vient vers moi.
« C’est qui elle ? »
« C’est Savannah monsieur »
Monsieur ? Il me paraît jeune et beau… ses yeux… ses yeux… je commence à perdre connaissance.
…..
Je me réveille dans ma chambre. J’ai des bleus partout et un mal de tronche phénoménale. Je me regarde dans le miroir.
« Ça va je m’attendais a pire »
Mère nature ma attribué la grâce d’une généreuse paire de seins que je soulève pour m’attarder sur l’étendue des dégâts. Mes yeux verts presque noisette, ont quelque vaisseau éclaté mais rien d’alarmant et ma lèvre inférieure est fendu…. J’ai un gros hématome au front, des souvenirs me reviennent… je cicatriserais vite, aux faites on est quand ?
J’ouvre la porte de ma chambre et jette un œil dans le couloir.
« Pst..pssst…. Hé Will !
C’est l’un des gardiens, un , ce n’est pas n’importe qui. Disons qu’on se distrait occasionnellement… vous voyez, a un moment on a tous des envies et il m’est interdit de fréquenter qui que ce soit… alors lui est moi on a toujours tout fait pour que ça reste un secret. Pas de sentiments que du sexe, enfin…. C’était le cas avant, maintenant... on a des projets communs je dirais....
« Ça va ma belle ? Il paraît que tu leur as mis une sacré branlé ! il rit. Comment tu te sens ?
« J’ai la tête en compote !!
« Pas étonnant t'a carrément défoncé la gueule d’un type avec !
« J’ai fait ça ? il ri de plus belle et me tend une bouteille d’eau et des antalgiques. Je m’empresse de les prendre, je ne veux pas qu’il ait de problème.
« Ça fait combien de temps ? J’ai raté quoi ?
« T’a dormi deux jours, 3 morts 2 grave blessés et t'a arraché l’oreille de Trevor ! je grimace, j'ai t’être merdé là...
Il se tourne vers moi et entre dans ma chambre pour me passer un paquet de chips et un gâteau. Il m’attrape le menton et dépose un b****r rapide sur mon œil endoloris.
« Je vais leur dire que tu es réveillé
Il sort sans tarder, je ne lui en veux pas, il faut qu’on reste discret.