IX-4

2235 Mots

Mais les premières soirées de mars furent affreuses, ils durent interrompre leurs rendez-vous ; et les voyages à Paris, les quelques heures de liberté, cherchées si loin, ne suffisaient plus à Séverine. C’était, en elle, un besoin grandissant d’avoir Jacques à elle, tout à elle, de vivre ensemble, les jours, les nuits, sans jamais plus se quitter. Son exécration pour son mari s’aggravait, la simple présence de cet homme la jetait dans une excitation maladive, intolérable. Si docile, d’une complaisance de femme tendre, elle s’irritait dès qu’il s’agissait de lui, s’emportait au moindre obstacle qu’il mettait à ses volontés. Alors, il semblait que l’ombre de ses cheveux noirs assombrissait le bleu limpide de ses yeux. Elle devenait farouche, elle l’accusait d’avoir gâté son existence, à ce p

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