On pouvait supposer que devenues opiomanes et morphinomanes, les victimes n’avaient pas trop souffert lors des ablations et entailles sexuelles, qu’elles avaient vécu l’épreuve de la pendaison comme une hallucination parmi d’autres et que leur extrême constipation, consécutive aux excessives prises de ce qui était aussi une sorte d’élixir parégorique avait rendu les exécutions plus « propres ». L’acmé de la mise en scène devait résider dans l’envoi d’un coffret à un virulent journaliste local, friand de scandales à jeter en pâture. Un coffret renfermant trois fioles hermétiquement fermées où baignait dans le formol la chair à saucisse de trois pénis et testicules attenants. Ces amorphes appendices et leurs petits sacs provenaient des mis à mort. Un certain Obrador était chargé du bon achem


