Même la pensée ressemble à un nouveau bonbon moelleux. Bien que peu familier et étrangement parfumé, je ne peux pas m'empêcher d'en manger. Il ne nous faudra pas longtemps avant d'atteindre le camp, mais honnêtement, entre mon mal de tête lancinant et le geste manifeste de possessivité de Xavier, cela m'a semblé une éternité. La vulnérabilité de Xavier semble s'être complètement dissipée, laissant son insoutenable confiance que je ne peux me résoudre à détester. "Xavier," je lui murmure à l'oreille, "tu peux lâcher prise maintenant." Debout juste derrière notre abri de fortune, je tente à la hâte de secouer son bras. "Tu souhaites." Sa prise se resserre, me laissant encore plus gêné et nerveux. D'une minute à l'autre, ils vont nous voir et supposer des choses qui n'ont pas besoin d'être


