La convalescence traîna, durant tout le mois de février. Le temps restait clair et froid, pas un jour le soleil ne cessa de chauffer la salle, de son bain de pâles rayons. Et il y eut pourtant des rechutes de noires tristesses, des heures où le malade retombait à ses épouvantes ; tandis que sa gardienne, désolée, devait aller s’asseoir à l’autre bout de la pièce, pour ne pas l’irriter davantage. De nouveau, il désespérait de la guérison. Il devenait amer, d’une ironie agressive. Ce fut par un de ces mauvais jours que Pascal, s’étant approché d’une fenêtre, aperçut son voisin, M. Bellombre, le professeur retraité, en train de faire le tour de ses arbres, pour voir s’ils avaient beaucoup de boutons à fruit. La vue du vieillard si correct et si droit, d’un beau calme d’égoïsme, sur lequel la


