VIII-4

2703 Mots

Clotilde ne put réprimer un sourire. – Oh ! l’enfer, tu sais qu’il ne m’a jamais beaucoup inquiétée... Mais tu te trompes en croyant que je n’ai plus de religion. Si j’ai cessé de fréquenter l’église, c’est que je fais mes dévotions autre part, voilà tout. Martine, béante, la regarda, sans comprendre. C’était fini, Mademoiselle était bien perdue. Et jamais elle ne lui redemanda de l’accompagner à Saint-Saturnin. Seulement, sa dévotion, à elle, augmenta encore, finit par tourner à la manie. On ne la rencontrait plus, en dehors de ses heures de service, promenant l’éternel bas qu’elle tricotait, même en marchant. Dès qu’elle avait une minute libre, elle courait à l’église, elle y restait abîmée, dans des oraisons sans fin. Un jour que la vieille Mme Rougon, toujours aux aguets, l’avait tro

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