– Moi, je les lis, le soir. Papa m’apporte les journaux. Il les a déjà lus, et il faut que je les lui relise... Jamais on ne s’en lasserait, tant c’est beau, tout ce qu’ils promettent. Quand je me couche, j’en ai la tête pleine, j’en rêve la nuit. Et papa me dit aussi qu’il voit des choses qui sont un très bon signe. Avant-hier, nous avons fait le même songe, des pièces de cent sous que nous ramassions à la pelle, dans la rue. C’était très amusant. De nouveau, elle s’interrompit pour demander : – Combien avez-vous d’actions, vous ? – Nous, pas une ! répondit Marcelle. La petite figure blonde de Nathalie, avec ses mèches pâles envolées, prit un air de commisération immense. Ah ! les pauvres gens qui n’avaient pas d’actions ! Et, son père l’ayant appelée, pour la charger de remettre un p


