CHAPITRE XXVIIÉpitaphe de l’âne. — Le boa est empaillé. — Excursion dans le marais. — La grotte et le cristal de ruche — Frayeur et sensibilité de Jack. — L’anguille d’Ernest. Notre long entretien, après une période d’angoisses, avait rendu à chacun la gaieté. La faim, du reste, commençait à se faire sentir ; je priai ma femme de nous donner quelque à-compte sur le dîner et d’apporter une bouteille de vin de Canaries pour nous réconforter. Jack et Fritz se levèrent en même temps et détachèrent les buffles, tandis qu’Ernest, François et moi restions près du boa pour en écarter les oiseaux de proie. Pendant l’absence de ses frères aînés, je grondai Ernest pour le peu de courage qu’il avait montré lors de l’attaque du boa, et je m’efforçai de lui faire comprendre combien la lâcheté était un


