Partie 8.

1646 Mots
     Après le départ d’Ariel, je suis retournée voir mes parents qui étaient en train de ranger ce qu’il avait apporté à la cuisine. — MON PÈRE : La tête de ton ami me dit quelque chose ma fille. — MA MÈRE : Ça ne m’étonne pas, tu connais tout le monde dans ce pays. — MON PÈRE : Non ce n’est pas ça. En plus, il m’a dit qu’il s’appelle Tchapé Ariel et ne crois avoir lu un journal sur la une famille Tchapé mais je ne sais plus quand. — Ça parlait de quoi papa? — MON PÈRE : Ça parlait des élections je crois en tout cas ça parlait de tout ce qui émane de la politique. Quand on vous demande de lire le journal et de regarder les infos à la télé vous dîtes que c’est pour les vieux.      On discutait en rangeant. Quand on a fini, mon père a insisté sur la question. — MON PÈRE : Tu ne m’as pas toujours dit qui c’est hein? — Papa c’est le fils du gouverneur.      Mes parents se sont regardés puis, ils m’ont regardée. — Quoi? — MA MÈRE : Le fils du gouverneur? — Oui maman. Bon, bonne nuit pardon.      Je n’avais pas trop le moral à cet instant. Je voulais aller me doucher et enlever le tampon qui avait déjà gonflé dans mon vagin. Je suis partie et ils sont restés causer entre eux.           Noël et la bonne année sont passés sans que je ne fête. Je n’avais pas revu Ariel depuis la dernière et ce ne me plaisait pas. J’avais même refusé tout contact avec mes amis. Je ne savais plus où j’étais, j’étais perdue.      L’école a continué et j’ai eu mon probatoire. Après l’optention de mon probatoire, j’ai décidé de me mettre en couple avec un élève d’un autre lycée. Je ne voyais plus Ariel et puis, il était déjà en couple. J’ai tourné la page et le jour de mes 18 ans, ma famille et moi on a fêté et latin et le soir, mon copain m’a organisé une fête chez lui.      C’était un garçon que j’avais rencontré au lycée. Il était en terminale et moi en première. Il s’appellait Hermann. Il m’avait draguée après le deuxième trismestre. J’ai mis plusieurs mois pour accepter.      était un garçon plutôt turbulent. Lui et moi on avait la même taille. Il était très brun et un peu intelligent. Il était connu au lycée à cause de sa délinquance. Je m’étais un peu retrouvée en lui. Est-ce pour cela que je l’avais accepté? Ou bien je m’étais mise avec lui pour oublier Ariel, le premier homme dont j’étais tombée amoureuse?      Nous étions nombreux à son anniversaire. Patrick et Jessy mes meilleurs amis étaient là. Il y avait d’autres amis à moi comme Marc mon voisin, Sylvie une fille avec qui j’avais fait l’école primaire bref ils étaient nombreux. Il y’avait aussi les amis de mon copain…      Ils avaient organisé de former des couples pour danser. Je devais commencer le Bâle avec mon copain ensuite, Jessy et son copain allaient suivre et ainsi de suite… Jessy et son copain étaient ensemble depuis un bon moment déjà. Ils étaient comme des meilleurs amis. Ils se protégeaient comme un frère et sa sœur se protègent et quand même ils avaient des problèmes, ils les réglaient vite. Des fois je les aidais aussi. Ils s’aimaient vraiment. Il arrivait à Jessy de le raconter leurs ébats sexuels pourtant j’étais encore vierge mais, je voulais aussi me découvrir. Le jour de mes 18 ans, avant d’aller chez mon copain, j’avais pensé à ça et j’ai dit « j’ai 18 ans et je suis vierge. J’ai un copain donc si j’arrive et je ressens l’envie de le faire, je le ferai. »      Pour danser, on avait opté pour un zouk. J’étais collée contre lui et on dansait. Nous étions à fond. Les caresses ont commencé. L’excitation a commencé à monter petit à petit… Les autres nous ont rejoint sur la piste. Certains avaient bu, d’autres pas. Moi j’avais un peu bu mais j’étais consciente de tout ce qui se passait. J’ai tiré Hermann discrètement et nous sommes allés dans sa chambre. Je pouvais entendre le son qui passait au le baffle au salon. C’était une chanson sensible.  J’ai poussé Hermann sur le lit et je me suis mise à danser tout doucement en le regardant dans les yeux. Je me caressais en dansant et je sentais comment ça l’excitait davantage. À un moment donné, j’ai enlevé mes chaussures tout en dansant et je suis montée doucement sur le lit. Je me suis jetée sur lui comme une lionne affamée et on s’est mis à s’embrasser…      Hermann a commencé à me déshabiller. La température a augmenté. La musique qui passait accompagnait vraiment la scène… Nous avons continué et au moment de faire la chose, comme par magie, le son de « Singuila - Le Misérable a commencé à résonner dans la maison. » J'avoue que j'ai déconné Alors que toi, t'étais trop bien J'ai insisté, J'me suis incrusté Dans ton quotidien J'ai tchatché comme un diable, je te suivais comme un chien Je n't'ai pas dit que, dans ma vie, j'avais déjà quelqu'un      J’ai revu tout ce que j’avais vécu avec Ariel, depuis notre rencontre jusqu’au dernier jour et on était sur la route en train de s’embrasser pourtant il pleuvait sur nous.      À ce moment précis, j’ai compris ma vie amoureuse n’était pas celle que je vivais avec Hermann et que mon amour c’était Ariel. C’était l’amour de ma vie, le premier homme que j’avais aimé.      J’ai simulé un malaise et j’ai tout arrêté. — HERMANN : Tu ne peux pas me faire ça! — Je suis désolée, j’ai tellement mal au ventre. J’arrive d’accord?      Ariel m’aimait et je le savais mais notre amour était impossible ou presque puisqu’on vivait dans deux mondes différents.  Le b****r qu’on avait fait m’avait ouvert les yeux sur ses sentiments à lui. J’étais en route et j’ai pris la moto pour aller chez moi, tout en pensant fortement à lui. Je me souviens qu’il était 22h ce soir. Il y avait un vent qui passait quand j’étais sur la moto et je l’imaginais derrière moi, en train de me couvrir avec ses bras musclés, douces et tendre. Avant même d’arriver chez moi, j’ai vu l’une de ses voitures au bord de la route. J’avais vu cette voiture dans son garage. J’ai demandé au motoman de me laisser là et il l’a fait. J’ai marché et je suis arrivée devant la voiture.  Il avait déposé sa tête sur le guidon et il semblait dormir…      Il y’avait une chanson qui passait: « Jena Lee - Ma référence. » Et si je rêvais  Tout parait tellement parfait  J'ai peur de me réveiller sans toi à mes côtés Tu es toujours ma référence  Ma première influence  Le seul qui a su me mettre en transe  Je ne veux pas te perdre  Tu es toujours ma référence  Et je vais mal en ton absence  Si ma musique en perd son sens  C'est que je ne veux pas te perdre — Ariel?      Quand il a entendu ma voix, il est sorti de la voiture et il m’a portée. — ARIEL : Ça va?      Je n’ai pas pu répondre. Les larmes ont commencé à couler et nous nous sommes embrassés comme des fous. — ARIEL : Le premier jour où nos regards se sont croisés, quelque chose s’est passé parce que depuis ce jour, je pense à toi tous les jours…     Je suivais, avec les larmes qui sortaient de me yeux. — Laisse-moi descendre s’il te plaît.      Je suis descendue. — Mais tu es conscient que c’est un amour impossible non? — ARIEL : Si tu dois choisir entre ta famille et moi, qui…      J’ai bloqué sa bouche pour qu’il ne continue pas sa phrase.      Ariel à cessé de parler. Il a levé les yeux vers ciel. Il était en train de réfléchir.      Après avoir fini, il m’a regardée et il a affiché un sourire… — ARIEL : Viens dans la voiture… — Haha tu m’amènes où?      Je l’ai suivi et on a commencé à rouler à toute vitesse.     Ariel m’a amenée chez lui. — Ariel ce que nous faisons n’est pas bien. Tu es fiancé et moi j’ai…      II m’a regardée bizarrement… —  ARIEL : Tu?      Je voulais lui dire que j’avais quelqu’un mais j’ai changé d’avis. — J’ai, euh j’ai peur… — ARIEL : N’aies pas peur, tu es avec moi d’accord?      Je suis sortie de la voiture… — Ariel non non. Je ne veux pas de cette vie. Tu as déjà quelqu’un.      Il a posé ses mains sur mon visage. — ARIEL : C’est  compliqué Kabéra. Je ne peux pas me séparer d’elle comme ça. Nos familles sont amies et travaillent ensemble. Dans le registre de l’état, il est noté que nous sommes ensemble. Ce n’est pas facile tu comprends? — Si c’est si compliqué que ça, laissons tomber. Fais ta vie et moi la mienne… — ARIEL : Non, ma vie c’est toi.      Il était si touchant et sincère. Je n’ai pas pu résister et j’ai sauté dans des bras. Moussa le gardien était toujours là, en train d’observer la scène comme d’habitude. Ariel ne l’avait pas chassé.      Nous sommes allés directement dans sa chambre. Ariel et moi nous sommes embrassés comme si c’était notre dernier jour sur terre et c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés sur le lit. Et dire que quelques instants auparavant, j’étais avec quelqu’un d’autre. Heureusement que rien ne s’est passé. J’ai expérimenté l’amour pour ma première fois avec lui. C’était tellement beau. Il était tendre et comme c’était ma première fois, il a fait en sorte que je ne souffre pas en s’y prenant avec douceur et amour. C’était pour moi, le plus beau jour de ma vie.         À suivre...            
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