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54 Arturo appela, appela, Hans ne répondait pas. Arturo envisagea le pire. La similitude de situation entre ce qui était advenu dans la matinée et ce qui se passait en ce début d’après-midi confirmait ses appréhensions. Il se reprit : « Je délire, se dit-il, me voilà paranoïaque. » Il laissa à Hans plusieurs messages et ne reçut de réponse que vers 18 heures. Hans s’était réfugié dans un hôtel à deux pas de Paris à l’orée d’une forêt. Dès l’enfance, il avait connu la vertu des longues marches dans les bois, exténuantes, susceptibles de calmer les nerfs et de rendre le sommeil. C’est ce repos de l’esprit qu’il était venu chercher dans cet hôtel presque désert : une régénération de son être. Il se voyait lui-même comme un arbre martyrisé par la tempête, qu’il faut amputer durement pour lui

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