VII

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VII Madame de Luzay venait d’enlever son chapeau et de s’asseoir. – C’est égal, reprit-elle, je ne me plairais pas à ce jeu auquel tu t’amuses… Ce va-et-vient de Clavaroche et de Fortunio me rappelle le mouvement de la navette entre des fils. Si le tisserand se trompe, les fils s’embrouillent et tout casse. Adieu la toile ! on en est pour ses frais… Tiens ! ça me donne le frisson, rien que d’y penser ! – Tu as une fille, toi ? – Qu’est-ce que cela fait ? – Cela fait tout, s’écria Nérine en s’emparant des mains de madame de Luzay. Ta fille, mais c’est ton repos, ton bonheur, ton salut ! mais si j’avais une fille, est-ce qu’il y aurait des Léon dans mon existence ? Mon mari pourrait chasser, va ! mais rien, rien ! Et toujours seule ! que veux-tu que je fasse du trop-plein de mon cœur !

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