XXIX

891 Mots

XXIXLorsque je revins à moi, j’étais dans une demi-obscurité, étendu sur d’épaisses couvertures. Mon oncle veillait, épiant sur mon visage un reste d’existence. À mon premier soupir il me prit la main ; à mon premier regard il poussa un cri de joie. « Il vit ! il vit ! s’écria-t-il. – Oui, répondis-je d’une voix faible. – Mon enfant, fit mon oncle en me serrant sur sa poitrine, te voilà sauvé ! » Je fus vivement touché de l’accent dont furent prononcées ces paroles, et plus encore des soins qui les accompagnèrent. Mais il fallait de telles épreuves pour provoquer chez le professeur un pareil épanchement. En ce moment Hans arriva. Il vit ma main dans celle de mon oncle ; j’ose affirmer que ses yeux exprimèrent un vif contentement. « God dag, dit-il. – Bonjour, Hans, bonjour, murmurai

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