On le fait

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Adeola. La tête encore lourde de ces sourires empruntés, je quitte la table avant le dessert. Les rires me suivent un instant dans le couloir, étouffés par les portes closes. Dans le salon d'étage, la lumière est plus douce. Une lampe tamise, le silence y est presque feutré. On me sert du thé et quelques biscuits au beurre. L'odeur légère de bergamote s'élève de la tasse, apaisante. Au dîner, il y avait de l'agneau. D'ordinaire, j'en raffole. Ce soir, chaque bouchée avait la lourdeur d'une viande trop cuite, sèche contre ma langue, impossible à avaler sans effort. Sans doute à cause des faux-semblants. Des réponses improvisées lorsque l'on demandait après mon époux. Je parle de golfe, d'une partie de billard improvisée par des cousins insistants. Les excuses glissaient facilement, fai

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