9

1646 Mots
Avec mes dernières forces je contemple l'endroit, une très grande maison, son architecture est semblable à un manoir ancien. Peut-être que c'est bien ça, que c'est bien un manoir ? A vrai dire cette question n'est vraiment pas importante, du moins pas plus importante que la vraie question que je dois me poser. Qui est à côté de moi ? Car ce n'est pas la personne que je connaissais ni la personne que je nommais « mon meilleur ami ». On avance jusqu'à l'entrée de cette demeure loin de tout, exactement comme il l'a dit il y a quelques instants. Durant notre vol en hélicoptère, mon kidnappeur n'a pas oublié de me citer les quelques règles que je devais selon lui suivre. Mais bien que je n'en fasse rien. Car quand monsieur m'expliquait ce que je devais et ce que je ne devais pas faire, et que selon lui j'allais obéir docilement sans me rebeller. Et ben c'est qu'il ne me connaît pas assez, car je ne pensais qu'a une seule chose, lui faire payer tout ce qu'il m’a fait. Je vais tout faire absolument tout faire pour le rendre hors de lui. Mon kidnappeur ouvre la grande porte en bois massive et m'invite à entrer. A l'intérieur la décoration et bien plus différente que l'extérieur. C'est très moderne, soigné, luxueux et sophistiqué avec une petite touche d'originalité je l'avoue. Le couloir et d'un blanc crème simple avec des tableaux qui décrivent des paysages. De là je peux apercevoir le salon qui est meublé de deux sofas en cuir couleur aubergine. Une table basse en verre une très grande baie vitrée qui se cache derrière un rideau aussi sombre que les sofas. -ça te plait ? Ma dit-il comme si on était un jeune couple marié fou amoureux qui vienne d'emménager dans leur nouvelle maison. Je ne lui réponds pas, je préfère continuer ma visite de cet endroit qui sera ma future prison dorée. -oui d'accords tu m'en veux je le sais ! Mais fait un effort merde ! -faire un effort dis-tu ? Je me retourne vers lui en serrant les poignets. Il a réussi, il m'a mise hors de moi. -faire l'effort d'accepter d'être kidnappée du jour en lendemain, l'effort d'accepter d'avoir fait confiance à la mauvaise personne, ou l'effort d'accepter de voir sa vie partir en l'air telle de la fumée ! Ça dépend à quel effort tu fais référence, faut être plus précis la prochaine fois ! Cette fois-ci c'est lui qui serre ses poignets en s'avançant dangereusement vers moi. -tu es Alice, tu encaisse ! Dit-il en s'en allant de l'autre côté de la pièce. Quel s****d ! Encaisser ? Oui voilà ce que je fais depuis toujours, j'encaisse et j'encaisse sans cesse ! Ce n'est pas la vie que j'ai voulu avoir, non ! La porte d'entrer s'ouvre je fais un pas en arrière, un homme d'à peu près vingt-cinq ans fait son entré. Cheveux blond, carrure d'ours, une manche de tatouage sur son bras droit, des piercings à son oreille. Un débardeur blanc qui laisse entrevoir ses muscles, et un jean déchiré. Pas mon genre du tout. Il tourne son regard vers moi, tout en me contemplant il sort une boite de clopes, il en prend une et l'allume, il fait un premier coup. -toi tu dois être Alice. Pour toute réponse, j'hoche de tête machinalement, car oui je suis terrifiée qu'il puisse me faire quelque chose, surtout quand je remarque une arme accrocher à sa ceinture. Il fait son deuxième coup, -allons, de quoi as-tu peur, que je te mange toute crue ? Ah non j'ai déjà vue ça dans les films, il blague après il te tire une balle dans la tête. Je dois trouver quelque chose, je regarde à gauche puis à droite. Mais rien, alors je prends rapidement un chandelier qui est posé sur une espèce de table basse. Je grimace lorsque je m'aperçois que ce dernier est en verre. Mais quand même je garde le peu d'assurance et de fierté qui me reste pour affronter ce gars-là. Je lève l'objet vers lui, je fais comme si je le visais. Mais au lieu de dire quelque chose, ou de se défendre Il aspire une autre fois dans sa clope. Même si je ne vois pas la nécessité qu'il se défende je ne vais pas aussi le ter avec un chandelier, et un chandelier en verre ! Par contre lui avec l'arme qui se tient à sa chemise il peut très bien m'achever en une seconde. Je me sens comme ridicule, non pas comme, en fait je me sens ridicule. -ah Evian tu es... dé...ci...dé...ment là. Euh Alice mais qu'est-ce que tu fais ! Gronda William Je dévie mes yeux vers William et je le défis du regard. Il aspire doucement, -Alice pose tout de suite ce bougeoir avant que tu te blesse avec maladroite comme tu es! Humiliée j'essaie de me reprendre, non je ne vais pas encore me laisser faire. -je veux partir d'ici tout de suite ! J'utilise le même ton que lui. -non ! Tu ne partiras pas d'ici tant que je ne l'aurais pas décidé ! Je tape mon pied sur le sol en boudant, comme si j'allais provoquer un séisme ou quelque chose d'absurde. -arrête de te comporter comme une enfant de six ans ! Je sens mes larmes me monter, mais non je ne vais pas lui offrir ce loisir. Pleurer là devant lui...encore, va juste lui confirmer que je suis faible. Mais je le suis non ? Il se retourne pour rebrousser son chemin avec ce gars bizarre. -allez viens Evian il y a du nouveau sur le projet cobra... A peine qu'il a eu le temps de finir sa phrase je lance le chandelier sur lui, mais je rate ma cible de peu, l'objet explose en mille morceau quand il percute le mûr. William se retourne vers moi l'air comminatoire, il s'avance vers moi avec une démarche inquiétante. Plan B, plan B ! « Tu as lancé ce p****n de chandelier maintenant assume ! » Me crie ma conscience. Avant qu'il vienne jusqu'à moi, je tourne les talons et je cours dans cette maison encore inconnue pour moi, je ne vois pas d'issue alors je monte les escaliers deux par deux. Je me retrouve dans un grand couloir avec des portes tout au long. Je m'avance dans ce dernier en essayant d'ouvrir chaque porte, mais elles sont toutes fermées, la poisse ! Mais avec un peu de chance une porte s'ouvre, je rentre rapidement et là je la referme avec un verrou. J'inspire profondément en fermant les yeux et en me calant contre la porte. J'ouvre les yeux et je me retrouve en face d'un lit baldaquin de couleur blanc immaculé de dorée, une table de chevet de chaque côté du lit, une coiffeuse ainsi que deux autres porte et une baie vitrée immense. Mon cœur rate un battement lorsque j'entends le bruit du poignet. -ouvre Alice ! Je ne dis rien avec un peu de chance il rebroussera son chemin. -je ne vais rien te faire ouvre, s'il te plait. Je ne dis toujours rien. Je l'entends soupirer d'agacement. -d'accords tu sais quoi tu as trouvé la chambre toute seule, prends une douche et habille-toi il y a des habits que j'ai fait ramener pour toi, repose-toi...J'ai une réunion maintenant, je reviendrais plus tard n'essaie pas de t'en fuir il y a des gardes dans chaque sortie, et comme je te l'ai déjà dit il n’y a aucune civilisation autours du manoir. Reste tranquille et j'en ferais autant. J'entends ses pas s'éloigner, signe qu'il est partit. Je soupire et je laisse un sanglot m'échapper accompagné d'un flot de larmes. Puis j'explose en pleurs. Mais qu'est-ce que je fou ici. Comment ma vie a pu si mal tourner ?Mon père me cherche à l'heure qu'il est ? Ou Peut-être qu'il est heureux que je ne fasse plus partis de sa vie. Des gardes ? Donc il y a du monde dans cette maison. Il n'a pas dit que c'était chez lui et pas la base…qui est sensé se trouver en Géorgie. Je ne comprends plus rien. En tout cas une chose est sûre j'ai bien besoin d'une douche.Je me lève et je m'avance vers l'une des portes je l'ouvre te je tombe sur la salle de bain. Je reste sans voix devant ce luxe, une douche italienne gigantesque, une baignoire qui fait trois fois de celle que j'ai chez moi, tout est blanc et dorée. Je m'avance vers la douche je vois qu'il y a déjà des serviettes prêtes. Je me déshabille et je saute dans la douche, je laisse l'eau chaude posséder mon corps entier, ça me fais vraiment un peu de bien. Je me demande s'il va m'obliger aussi à consumer ce mariage. Franchement je ne l'espère pas et je ne le ferais pas, c'est la seule fierté qui me reste... --- Après avoir pris une douche bien chaude, je me sèche avec une serviette et je m'enroule à l'aide de la seconde serviette. Je sors de la salle de bain et dans la chambre je constate qu'il n y’a pas d'armoire. Je m'avance vers la seconde porte juste à côté de celle devant la salle de bain, je l'ouvre et je constate qu'il y a un immense dressing. Je mets une robe mi longue toute simple avec des demi manches de couleurs noire. J'attache mes cheveux en un chignon désordonné en laissant quelques mèches rebelles tout autour. William n'a pas donné signe de vie, et je devine a ses vêtement dans le dressing qu'on va bien partager la même chambre. Franchement marié a « mon meilleur ami » mais comment je me suis laissée embarquer la dedans, j'aurais dû voir clair dans son jeu
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER