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1476 Mots
J'ouvre péniblement les yeux, j'ai très mal au crâne. Je suis allongée, j'essaie de me lever mais en vain, je me sens très faible pour émettre le moindre geste. J'essaie peu à peu de me remémorer les précédents événements, car mes pensées sont embrouillées, je n'arrive pas à réfléchir. J'étais dans la rue, une voiture m'avait poursuivi jusqu'à ce qu...Oh mon dieu j'ai été enlevée. A cette affreuse pensée je me lève et je prends une grande inspiration. Mais où est-ce que je suis ? Pourquoi j'ai été enlevée, que je sache je n'ai rien fait de mal à quelqu'un. Oh mon dieu et si c'était des proxénètes, juste à cette pensée malsaine de constater qu'ils vont vendre mon corps et que je serais violée tous les jours mon cœur se serre. Il n’y a pas d'autre explications, si c'était un tueur en série, je serais déjà morte a l'heure qu'il est non ? Pourquoi est-ce que le malheur n'arrête pas de s'abattre sur moi. Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire de si affreux pour mériter cette maudite vie. Mes pensées se tourne vers ma famille, ma petite sœur serait sûrement morte d'inquiétude. Et mon père ? A vrai dire lui, je ne sais pas s'il va ressentir de l'inquiétude ou de la satisfaction. William ? Lui il serait mort d'inquiétude, j'en suis sûr, il faut absolument que j'essaie de le contacter. Mais avant ça vaut mieux que je sache où je suis ? La pièce est assez sombre pour que je puisse définir où je me trouve. Je suis sur un lit en plus un lit confortable, c'est déjà ça. Avec difficulté je pose mon pied nu sur le sol froid de cette pièce, puis l'autre, ensuite je me sers du lit comme appuie pour me lever définitivement. J'ai la tête qui tourne, ça doit sûrement être à cause du produit avec lequelon m'avait étouffé lors de mon kidnapping. Je m'avance avec prudence dans cet endroit afin de distinguer quelque chose, mais en vain, avec la noirceur des lieux je ne vois rien. C'est troublant d'être enfermé sans savoir où on se trouve. Je vais rentrer chez moi. J'utilise mes sens tactiles, et j'essaie de toucher ce qui se trouve devant moi. Je constate que c'est un mur, ah ben c'est un bon début. Je m'avance en me créant un chemin tout en suivant la trajectoire du mur. D'un coup mon pied cogne quelque chose, je m'accroupie pour voir...Mon sac ? Bingo ! Je le prends rapidement et j'enfouie ma main dedans a la recherche de mon téléphone, ah et puis merde mon téléphone était dans la poche de ma veste que je porte plus, elle doit être ici, mais oui c'est normal après tout on me kidnappe en me laissant mon téléphone pour pouvoir appeler la police, qu'elle idiote suis-je ! Je fouille quand même dans mon sac, appart des livres et du rouge à lèvre il n’y a aucun outil qui peut assurer ma sécurité. D'un coup ma respiration devient moins présente, j'essaie d'avaler le plus d'air possible mais en vain, je sens que je perds l'usage de la respiration, un élan de panique s'empare de moi, ma tête ne réfléchit plus. Je ne peux ressentir qu'une seule chose « la peur », je suis terrifiée, mais où est-ce que je me trouve ! Mon corps reçoit des milliers de frissons quand j'entends un bruit de serrure. D'un coup une porte s'ouvre en laissant un peu de lumière envahir cette pièce lugubre. Les battements de mon cœur s'accélèrent, mes mains sont devenues toute moites. Est-ce mon heure ? Je vais mourir ? Une silhouette entra dans la pièce, d'un coup une lumière aveuglante submerge la pièce, je vois un homme d'une trentaine d'année la main sur l'interrupteur. Ah ben ok, donc il y avait un interrupteur. La fameuse pièce n'est qu'une chambre, avec un grand lit, une coiffeuse, des tables de chevet et un dressing. Je me concentre sur l'homme, je le regarde avec sûrement des yeux apeurés. Il s'approche de moi, en étant parterre avec l'aide de mes mains je recule jusqu'à ce que mon corps se plaque contre un coin de la pièce. -qu...qu'est ce que vou....vous m...me vou...voulez ? Je n'arrive même pas à aligner trois mots sans bégayer. L'homme s'approcha encore plus, et s'accroupie pour être à ma hauteur. Je ferme les yeux en attendant mon sort, mais rien. -je crois que le lit et plus confortable que le parterre, tu n'es pas de mon avis ? Dit-il. J'ouvre les yeux, et j'acquiesce de la tête. Non pas parce que je suis de son avis, mais la peur a eu raison de moi que je peux accepter quoi que ce soit. Il me tend sa main, après une brève hésitation je fini par la prendre, il m'aide à retourner jusqu'au lit. -laissez-moi rentrer chez moi, je ne dirais rien à personne, s'il vous plait... L'homme baisse la tête, -je ne fais que suivre les ordres, dit-il. -de qui ? Dis-je -désolé mais je n'ai pas vraiment le droit de vous en parler. Dit-il en tournant les talons. Une femme entra à son tour avec un plateau, l'odeur des croissants me vient jusqu'aux narines. Mon ventre commence à gargouiller. Honteuse mes joues deviennent brûlantes. L'homme rit doucement, -c'est normal tu as dormis durant trois jours, -trois jours ? Oh mon dieu. La jeune femme semble apeurée autant que moi, elle s'approche et dépose le plateau sur ma table de chevet. -maintenant va nettoyer la grande salle, le chef ne va pas tarder, si tu laisses une petite saleté tu auras affaire à moi ! La menaça l'homme. Oh mon dieu mais ou est-ce que je suis tombé, moi aussi je vais faire comme elle ? Les larmes aux yeux la jeune femme sort de la chambre. -c'était ma femme Flora. Sa femme ? Et ben dit donc comment il l'a traite. -vous savez qu'on va me chercher, la police... L'homme éclata de rire, -ma chère petite tu es dans l'organisation de la Mafia la plus puissante au monde, elle a été fondée en 1902, et depuis tout ce temps personne n'a su la stopper, et tu crois que la police va te trouver ? Toi ? Ne te fait pas tropd'illusion et accepte ton destin. Je sens une vive douleur au niveau de mon cœur, alors voilà ils vont surement me tuer, et personne ne pourra me trouver. Je sens les larmes me monter, puis j'éclate en sanglot devant cet homme sinistre. -mais je n'ai rien demandé ! Qu'est-ce qu'une organisation de Mafia veut de moi ? Je ne suis personne ! L'homme se leva à son tour, sans rien dire, et sort de la chambre en refermant la porte à clef. Une chose et sur c'est qu'ici je suis leur prisonnière. J'éclate encore en sanglot, je laisse mes larmes de désespoir couler sur mes joues, je n'ai jamais imaginé la façon dont ma vie finirait, et c'est aujourd'hui que je me rends compte à quoi ma vie va ressembler. L'univers s'acharne sur moi, sans raison précise. D'un coup je commence à hurler et à sangloter en tapant sur le lit, sur le mur, d'un coup je jette le plateau remplie de nourriture parterre, je me jette à mon tour parterre et je cris en exaltant toute ma haine envers ceux qui m'ont fait souffrir, envers mon père, envers ma mère qui est partie trop tôt sans me donner la peine de lui dire au revoir, envers ses gens qui m'ont arraché à ma vie sans mon autorisation, envers ce monde qui ne cesse que de me montrer ses pires facettes. La porte s'ouvre sur l'homme de toute à l'heure, il vient en courant vers moi me faire lever, mais je me débats je lui donne des coups de poings partout dans son corps, je lui montre la haine qui est enfouie en moi. -calme-toi bordel ! Je ne fais rien et je continue de crier, crier et crier, sans jamais dire stop. Non je ne vais pas me laisser faire comme d'habitude, pas cette fois. D'un coup il me soulève et me jette sur le lit, et met sa main dans sa poche pour faire sortir quelque chose que je n'arrive guère à distinguer. Il se jette sur moi, je sens mon cou me piquer, il vient de m'injecter quelque chose. J'essaie de me relever et de me débattre encore et encore. Mais après maintes et maintes tentations, je sens ma tête qui s'alourdit, mes yeux me pique, et ma respiration devient moins coopérative. Ma vision devient de plus en plus floue. Je m'écroule sur le lit en versant une dernière fois une larme avant de tomber dans un sommeil qui ne promet rien de bon.
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