Fils de veuve, fils de chahid-2

2448 Mots

«Tu es fils de chahid, non? Alors, chante, danse avec nous. Tu es le premier concerné par ce jour béni.» Mais toi, tu avais faim. Tu devais te procurer un croûton de pain et tu savais où le trouver: sur le rebord de la fenêtre du concierge pied-noir de la cité. Il gavait ses oiseaux et ses chatons. La fenêtre était ouverte, pas de croûton, pas d’oiseaux, pas de chatons. Tu t’agrippas au rebord de la fenêtre, tu te soulevas et tu pénétras dans la maison. Les oiseaux gisaient dépecés dans leur cage. Dans la cuisine, le corps, torse nu, du concierge. Un couteau de boucher était planté dans sa poitrine. Ce fut le spectacle de ce jour de juillet, à la fin des classes, à la fin aussi, tu l’appris le soir, de la guerre coloniale. Dans ce bureau où tu t’agites, sourd aux bruits de la vie quotidie

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