CCLXVIIIe nuit « Mon fils, répliqua la reine Gulnare, s’il n’y a que la princesse Giauhare au monde capable de vous rendre heureux, ce n’est pas mon intention de m’opposer à votre union, s’il est possible qu’elle se fasse. Le roi, votre oncle, n’a qu’à faire venir le roi de Samandal, et nous aurons bientôt appris s’il est toujours aussi peu traitable qu’il l’a été. » Quelque étroitement que le roi de Samandal eût été gardé jusqu’alors, depuis sa captivité, par les ordres du roi Saleh, il avait toujours été traité, néanmoins, avec beaucoup d’égards, et il s’était humanisé avec les officiers qui le gardaient. Le roi Saleh se fit apporter un réchaud avec du feu, et il y jeta une certaine composition, en prononçant des paroles mystérieuses. Dès que la fumée commença à s’élever, le palais s’é


