— Des putes ? — Je ne sais pas, peut-être… Probable même… En tout cas, ça y ressemble… — Tu connais l’endroit qu’il fréquente habituellement ici sur l’île, je veux dire son point de chute préféré ? — Oui, le PMU au Château d’Oléron, sur la place Vauban. C’est un bar-tabac. Ils vendent aussi les journaux. Lerat y est toujours fourré, du matin au soir, quand il vient à Oléron. Là, il est connu de tout le monde, c’est vraiment le gros con, il gonfle les pectoraux, il se la pète, on ne voit que lui, tout le monde le salue, on l’appelle par son prénom, il serre toutes les mains, il claque les épaules, au comptoir et aux tables, paie largement la tournée et embrasse toutes les femmes, en tripote une bonne partie, s’absente parfois un moment avec l’une ou l’autre et revient en bombant le torse


