Toujours parlant, il s’avançait de biais vers la jument occupée à brouter l’herbe rase du talus. Puis il la dépassa de quelques pas et brusquement sauta d’un bond sur la rêne pendante. À peine eut-il le temps de se jeter de côté, sans d’ailleurs desserrer sa prise. La bête, un instant accroupie sous la violence du choc, venait de se cabrer en gémissant. L’un de ses fers siffla aux oreilles du bûcheron. – Vous me la copierez, fit Steeny. Jolie manière de rattraper un cheval, ma foi. Pourquoi pas le lasso ? – Elle est trop maligne, la rosse, répondit l’autre paisiblement. Range-toi de côté, saleté ! Je m’en vas l’attacher haut, rapport aux coups de pompe. Tape-t-elle bien du devant, hein, quand même ? Il se laissa glisser en arrière, tout d’une pièce, appuyé du dos et des reins à la pente


