LXXIII Statue vivante sur statue de bronze Un peu après neuf heures du soir, Spadacape avait arraché Ragastens à sa douloureuse rêverie. Le chevalier prit, sans se hâter, le chemin du château. La tentative était insensée : il le savait. Il mit une heure à franchir la distance assez courte qui séparait le château du hameau des pêcheurs. Arrivé sur le rocher où Giacomo lui avait dit de se trouver au pied de la haute muraille, il secoua la tête. – Rien ! dit-il. Ce vieillard n’aura pu rien faire... Allons... c’est du côté de la porte que doit se livrer notre dernier combat... Spadacape... mon ami... il est encore temps de te retirer... – Vous me faites injure, monsieur, dit Spadacape. J’espère bien mourir en même temps que vous ! Mais attendons un instant... qui sait ?... – Soit, attend


