IX La comtesse Artoff s’était levée de bonne heure ce jour-là. Néanmoins, elle fut assez étonnée de voir, en ouvrant sa fenêtre, la comtesse Vasilika tout habillée et se promenant dans le jardin. Au bruit que fit la fenêtre en s’ouvrant, Vasilika se retourna et salua Baccarat de son plus suave sourire. Puis elle s’approcha tout près, de façon à pouvoir causer. – Et votre malaise d’hier, comtesse ? lui dit Baccarat. – Dissipé complètement, chère belle. La migraine s’en va comme elle vient, vous savez. – C’est assez vrai, cela ! – Aussi me suis-je levée de bonne heure ce matin, et vais-je me dédommager un peu en montant à cheval. – Ah ! fort bien. Baccarat remarqua seulement alors que Vasilika tenait rassemblée dans sa main gauche la longue jupe d’une amazone. Elle descendit au jardin


