XII Les deux hommes que le faux Yvan avait devant lui étaient de solides gaillards taillés comme des lutteurs antiques. En outre, ils avaient ce visage impassible de gens qui obéiront quand même aux ordres qu’ils ont reçus, et qui ne se laisseront pas attendrir. Le faux Yvan était entré devant la comtesse. Celle-ci ferma la porte. Alors elle regarda le prétendu cousin de Vasilika et lui dit : – Esclave, puisque tu es russe, tu dois savoir le châtiment qu’on réserve à ceux qui ont usurpé un nom et un titre auxquels ils n’avaient aucun droit. – Madame... balbutia le faux Yvan... je ne vous comprends pas... – Comment te nomme-t-on ? – Yvan Potenieff. – Tu mens. – Madame... – Tu es un moujik appelé Pierre. Pierre le moujik, car c’était lui, se prit à pâlir et à trembler. – Esclave, r


