XXIII M. de Morlux, un moment courbé et frissonnant sous le regard de ce jeune homme sans tache qui portait son nom, se crut réhabilité alors. Ou plutôt sa nature perverse reprit le dessus, et il se dit : – Allons ! j’en aurai facilement raison. Agénor lui dit : – Mon oncle, je ne sais pas si Madeleine vous aimera jamais. Tout ce que je sais, c’est qu’elle aime Yvan Potenieff. Encore un homme que vous avez fait disparaître. – Moi ? continua M. de Morlux. Et il sut donner à sa voix un tel accent de franchise que son neveu parut ébranlé dans sa conviction. – Cette fois, dit M. de Morlux, je crois que tu perds la tête. Tout le reste est vrai. Cela est faux. – Êtes-vous bien certain de ce que vous avancez, mon oncle ? – Je suis certain d’une chose. – Laquelle ? – C’est que M. Yvan P


