Et voilà, nous sommes le lundi de la rentrée. Le réveil sonne à 6h30 et après avoir fait des grasses matinées durant toutes les vacances, c'est rude. Nous nous réveillons avec peine Ayden et moi. Comme tous les matins depuis plusieurs jours, j'ai de fortes nausées et je dois vite partir vomir. Vivement que ça passe ! Je me brosse les dents et prends ma douche. Je m'habille avec un jeans noir, un t-shirt violet et des baskets. J'ai les cours le lundi et le mardi donc tenue simple et confortable. La pratique à l'hôpital, c'est le reste de la semaine. Ayden sort du lit et va aussi prendre sa douche. Je prépare le petit-déjeuner en attendant qu'il arrive. Ça sonne à la porte, c'est sûrement Dante.
- Bonjour, alors prête pour le premier jour ?
- Hello, un peu crevée mais oui, je suis au taquet.
- Je me disais qu'on pouvait partir maintenant et aller déjeuner au café qu'il y a devant l'école, t'en penses quoi ?
- J'en pense que c'est une excellente idée.
- Qu'est-ce qui est une excellente idée ? Salut Dante et merci mon amour pour le petit-déjeuner. Ayden vient m'embrasser.
- Helloooo, félicitations pour vos fiançailles et pour le bébé !
- Merci beaucoup.
- Avec Dante, on va partir maintenant et aller prendre le petit-déjeuner au café vers notre école.
- D'accord. Alors je vous souhaite une bonne rentrée, passez une bonne journée et à ce soir mon amour, je t'aime.
- Bonne journée à toi aussi, bonne reprise du travail. Je t'aime.
Nous nous embrassons, je prends mon sac et je pars avec Dante. Nous montons dans sa voiture et il démarre. Au bout d'une dizaine de minutes, on arrive au café. Il est pile en face de l'école donc Dante se gare déjà à une place pour la journée. On sort de la voiture puis nous entrons dans le café. Il y a déjà quelques clients, surtout des étudiants. Nous prenons moi un chocolat chaud et Dante un cappuccino, chacun un croissant au chocolat et on s'installe à une table.
- Bon ma chérie, tu as une idée de comment vous allez vous organiser pour la suite ?
- On en a pas encore parlé. Je pense qu'on va rester dans cet appartement. Il y a mon bureau où je peux très bien mettre le lit et tout ce qu'il faut. Et je pense que pour le reste, nous verrons au jour le jour.
- D'accord. Et tu me disais que le mariage n'était pas pour tout de suite mais vous avez plus ou moins une idée ?
- Oui, ça sera après la grossesse et peut-être même après le congé maternité.
- Tu seras tranquille comme ça. Eh mais à partir de maintenant, qui va te remplacer comme partenaire de cuite ? Demande Dante d'un ton mélodramatique.
- Nos futurs maris, dis-je en riant.
Nous continuons de parler de tout et de rien et finissons tranquillement de déjeuner. Nous partons en direction de l'école pour attaquer notre première journée.
- Je suis fiancée et enceinte de l'homme que j'aime, je m'apprête à commencer les études du métier de mes rêves avec mon meilleur ami. Je ne peux pas avoir de plus belle vie qu'en cet instant. Je suis tellement heureuse !
Je prends Dante dans mes bras et il me sourit.
- Et tu le mérites ! Par contre faut qu'on se dépêche sinon on sera en retard !
- Ah oui, je n'avais pas vu l'heure.
On se dépêche d'aller à la salle de notre premier cours de la journée. C'est un amphithéâtre. Parfait, je vais pouvoir aller me planquer au fond, je déteste être devant. Avec Dante, on monte tout en haut et tout au fond. Le prof n'est pas là, on en profite pour discuter.
- Mais je pense à un truc, vous êtes amoureux, vous êtes fiancés et vous allez avoir un bébé. Pourquoi ne pas vous marier dans la foulée ? Avant ton accouchement par exemple.
- Je suis bien obligée d'admettre que tu as raison. C'est vrai, au stade où on en est, pourquoi attendre ? J'en discute ce soir avec lui.
- Ou on lui fait la surprise
Le professeur entre dans la salle mais nous sommes trop absorbés par notre conversation que nous n'y prêtons pas attention.
- Hein ? Comment ça ?
- Ben oui. Un soir, on organise votre mariage mais on ne dit rien au futur marié.
- Mais que j'aime cette idée !
Nous rions et nous remarquons que notre professeur est arrivé. Il a écrit son nom au tableau.
"Ayden Fraser"
Ne me dites pas que...
- Et merde, souffle Dante.
- Bonjour à tous, je m'appelle Ayden Fraser et je serais votre professeur principal mais aussi votre chef d'équipe à l'hôpital.
- Et merde ! Nous disons ça en même temps avec Dante.
- Bien, je vais faire l'appel.
Il procède par ordre alphabétique des noms de famille et arrive rapidement à la lettre S.
- Salvatore, Dante...
- Présent, dit Dante, mal à l'aise.
Ayden le regarde et lui sourit. Il ne m'a pas encore vue, je suis cachée derrière un élève qui est très grand.
- Bon, vu qu'on se connaît, on ne va pas tout chambouler. Ici je suis ton prof et à l'hôpital ton chef mais on peut continuer de se tutoyer.
- Euh oui, d'accord.
Et juste après Dante, vient mon nom.
- Sawyer, Lya...
- Hum, euh, présente. Je me redresse et regarde Ayden. Je ne sais plus où me mettre. Ayden se décompose mais il se reprend, il est obligé car il ne faudrait pas que quelqu'un remarque quelque chose. Il continue l'appel, tout le monde est présent. Ayden sera notre professeur de médecine vétérinaire. Il commence son cours et je remarque qu'il est mal à l'aise. Cela se comprend, je le suis aussi. Je sens que le stress monte et mon cœur s'emballe. Je commence à avoir la tête qui tourne. Je me sens de plus en plus mal.
- Ça va Lya ? Me demande Dante.
- Euh, pas... pas vraiment. Je suis essoufflée et ma vision se trouble puis je m'évanouis.
- Lya réveille-toi ! Lya tu m'entends ? Eh oh réagis s'il-te-plaît, supplie Dante. Je reviens gentiment à moi.
- Qu'est-ce que je fais allongée par terre ?
- T'as fait un malaise.
- Comment bien commencer l'année, bravo ma fille, dis-je en m'énervant contre moi-même.
- Tout va bien mademoiselle Sawyer ? Me demande Ayden. Je vais vous emmener à l'infirmerie. Ça fait drôle de l'entendre me parler comme ça et me vouvoyer.
- Euh oui, d'accord monsieur Fraser.
Il m'aide à me relever et nous sortons de la salle.
- Tu m'as fait la frayeur de ma vie. On va à l'infirmerie et tu leur dis bien que tu es enceinte, d'accord ?
- D'acc... D'accord. Mais euh, on fait quoi maintenant pour nous ?
- Pour l'instant la priorité c'est toi. Pour le reste, on verra plus tard. On en discutera ce soir, je préfère qu'on reste discret en attendant.
- Oui, tu as raison.
Nous arrivons à l'infirmerie et Ayden ne me laisse pas le temps de parler.
- Bonjour, je suis Ayden Fraser et j'amène une de mes élèves, Lya Sawyer qui a fait un malaise pendant mon cours. Elle est enceinte d'environ deux mois d'après ce qu'elle m'a dit.
- Bonjour, répond l'infirmière. D'accord très bien, nous allons l'examiner par contre nous n'avons rien pour pouvoir vérifier si le bébé va bien. Il faudra qu'elle aille chez son gynécologue. Vous en avez un mademoiselle Sawyer ?
- Oui, je vous donne ses coordonnées. Au moment où je prends mon téléphone pour chercher le numéro de mon médecin, je suis de nouveau prise de vertiges.
- Oups, restez avec nous. Venez vous asseoir ici et je vais vous apporter de l'eau et quelque chose de salé pour faire remonter la pression. Vous avez mangé ce matin ?
- Merci. Oui, j'ai déjeuné.
- Très bien. Je vais prendre votre tension, un instant. Elle prend le tensiomètre et me le place autour du bras et l'enclenche. Ça va serrer, vous dites si ça vous fait mal.
- Non ça va, merci.
- Oulà, c'est très bas. Vous avez déjà des problèmes de tensions, baisses de pression ou autres ?
- Non je suis en excellente santé, c'est la première fois qu'il m'arrive quelque chose comme ça et même baisse de pression, je n'ai jamais eu.
- Ah les aléas de la grossesse ! Bon je vous garde pour la matinée et je vais contrôler votre tension toutes les heures et selon l'évolution, cet après-midi il vous faudra aller chez votre gynécologue. En fait non, on va directement l'appeler. Eh ben, vous commencez bien l'année. Avouez, vous êtes tombée sous le charme de votre professeur ! Dit-elle en riant.
- Vous ne croyez pas si bien dire ! Je rigole et Ayden me regarde pour tout de bon. L'infirmière rit avec moi.
- Elle a du répondant la petite ! Vous souhaitez appeler le père pour le prévenir de ce qu'il vous arrive ?
- Il est déjà au courant, ne vous inquiétez pas mais merci.
- Il peut sans autres venir vers vous si jamais.
- Merci. Je regarde Ayden, ne sachant plus quoi dire ni faire surtout que l'infirmière surenchéri.
- Alors, comment s'appelle ce jeune homme ? Vous êtes ensemble depuis longtemps ?
- Il s'appelle Ayden Fraser, c'était son voisin mais maintenant ils sont en ménage et ils sont ensembles depuis deux mois. Ils sont aussi fiancés, répond Ayden, agacé. Et en tant qu'infirmière, vous devez respecter le secret professionnel avec vos patients alors nous vous prions de ne parler de tout ça à personne s'il-vous-plait.
- Ah euh oui, bien-sûr. Effectivement, le père est déjà au courant de ce qu'il vous arrive, rit-elle, gênée. Votre médecin peut vous voir à 15h si ça va pour vous ?
- C'est parfait, merci beaucoup.
- Je viendrais avec toi, je suis libre cet après-midi.
- Oui. Et il va sûrement faire une échographie donc je veux que tu sois là surtout que ça sera la première.
- Je ne raterai ça pour rien au monde. Il me regarde tendrement. Heureusement qu'il est là.
- Vous formez un couple magnifique et ne vous inquiétez pas, mon mari était mon patron lorsque j'étais en étude pour devenir infirmière. Notre relation était interdite alors ce n'est pas moi qui vais vous dénoncer bien au contraire, si vous avez des problèmes, je prendrais votre défense.
- Merci beaucoup, vous êtes un amour, lui dis-je reconnaissante. Par contre mon amour il te faut retourner en classe. Je t'écris par message et préviens Dante, il doit être mort d'inquiétude.
- Ah oui, j'avais oublié les élèves ! Je vais y aller et je le tiens au courant, pas de soucis. Repose-toi et donne-moi des nouvelles. Je t'aime.
- Moi aussi je t'aime. Il m'embrasse et retourne en cours. Je sors mon téléphone, j'ouvre Disney+ et je regarde Kuzco. Ce film me fait mourir de rire alors ça me changera les idées. L'infirmière me prend la tension régulièrement mais elle reste toujours basse. La matinée touche à sa fin et Ayden et Dante viennent me voir.
- Ma chérie alors, tu nous fait quoi ? Me demande Dante, inquiet.
- Oh tu me connais, je fais toujours des spécialités !
- C'est rien de le dire. Je crois savoir que tu n'as plus de cours à donner Ayden donc je te la confie, tu prends soin d'elle hein. Je compte sur toi.
- Ne t'en fais pas, elle est bien plus précieuse à mes yeux que ma propre vie alors je compte bien prendre soin d'elle.
Je lui souris et l'embrasse. Je l'aime tellement que je ne savais pas qu'il était possible de ressentir un amour aussi fort.
- Hum, je m'excuse mais vous pouvez rentrer chez vous. Mangez quelque chose, reposez-vous et n'oubliez pas votre rendez-vous chez votre médecin. Prenez bien soin de vous surtout.
- Merci beaucoup pour tout. Vous êtes adorable. L'infirmière me sourit et nous partons.
- Bon ma belle, obligation de me tenir au courant, c'est clair ? Et si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous me le dites ou à Stefan et on arrive à la rescousse ! Viens par-là que je te fasse un câlin. Dante me sert dans ses bras puis il pose une main sur mon ventre et y approche son visage et il parle à mon bébé. Et toi, tu prends soin de ta maman, ordre de ton parrain ! Fais attention aussi à toi. Je t'aime petit haricot. Allez, filez et prenez soin de vous les uns les autres. Je vous aime.
- Merci Dante et nous aussi on t'aime. Ayden et moi allons à la voiture et nous rentrons chez nous, sans savoir que nous sommes observés...
Nous arrivons tranquillement à la maison. Ayden m'aide à m'installer dans le canapé pendant qu'il prépare à manger. Tout simple, un plat de pâtes avec du fromage râpé et un peu de viande froide. Ça me convient très bien.
- Merci amour. Sanka vient se blottir contre moi et ronronne. Oui ma belle, tu te demandes ce qu'il se passe. Tiens, un petit morceau de jambon.
- Elle est vraiment adorable cette chatte. Par contre elle mord souvent, tu sais pourquoi ?
- Elle a été abandonnée et quand je l'ai trouvée, elle avait moins de trois mois donc elle n'a pas été sevrée et ça joue sur son comportement.
- Ah ça j'imagine. Et c'est quelque chose que tu ne peux pas changer ?
- Non, j'ai même fait appel à une comportementaliste qui est venue la voir et c'est la spécialisation que j'ai choisie donc j'ai demandé encore à d'autre personnes. Mais c'est affectueux. Désagréable pour nous, je suis d'accord mais pour elle c'est essentiel.
- Je comprends mieux. Bah ça fait parti de son charme et on l'aime pour ça ! Nous rions et nous mangeons. Après avoir fini, je me repose un peu, allongée sur le canapé, Sanka sur moi et qui frotte sa tête contre mon ventre en ronronnant.
- Tu sens qu'il y a quelque chose hein bébé.
- Mrrraou. Elle me regarde comme pour me dire oui.
- Ils sentent ce genre de chose. Faudra voir quand bébé sera là comment elle va réagir, dit Ayden.
- Oh que oui. Mais je lui fais confiance, je sais que ça va bien se passer. Bon, on va gentiment devoir partir chez le médecin.
Nous nous préparons puis nous partons chez mon gynécologue. Une fois arrivés, il me prend tout de suite.
- Bonjour mademoiselle Sawyer. Alors, qu'est-ce qu'il se passe ?
- Bonjour, eh bien je suis enceinte.
- Oh mes félicitations !
- Merci. Et ce matin, j'ai fait un malaise en classe.
- Oh merde, ah ouais, il faut regarder ça alors. Venez, on va déjà vous faire une échographie.
Je m'installe sur la table d'oscultation et soulève mon t-shirt pour libérer mon ventre. Le médecin me met du gel et il passe la caméra.
- Alors bon, comme vous êtes au tout début de votre grossesse, il se pourrait qu'à travers le ventre, cela soit compliqué de voir votre bébé. Souvent ils se cachent ces coquins ! Alors selon comment, je vais devoir vous faire une échographie vaginale. Vous êtes d'accord ?
- Oui, bien-sûr. Voilà pourquoi je vais chez ce médecin. Même pour le contrôle annuel avec le frottis, il demande toujours le consentement de la patiente et je trouve ça tellement important !
- Bon, où est-ce que tu te caches ? Ah, je t'ai trouvé ! Juste ici, regardez. Ayden est à côté de moi et me tiens la main tandis que le médecin pointe notre bébé sur l'écran. Et là, c'est plus fort que moi, je fonds en larmes.
- Hey mon amour, qu'est-ce qui se passe ? C'est l'émotion du moment ?
- Oui... oui. Et une accumulation de tout ce qu'il s'est passé ces deux derniers mois et de ce qu'il va potentiellement se passer durant la grossesse et après. J'éclate de plus belle en sanglots.
- Ne t'inquiètes pas, ça va bien se passer. On va y arriver ensemble. Et on peut aussi compter sur Dante et Stefan. Et tes parents peut-être ?
- Mes parents oublie. Je les ai déjà déçu quand j'ai rompu avec Mike alors si je leur dis que je suis fiancée et enceinte de mon professeur principal et chef à l'hôpital que je connais depuis deux mois, ils me déshéritent tout de suite et ne m'adressent plus jamais la parole ! Remarque, ça ne serait peut-être pas plus mal.
- Wow eh ben, sacrée histoire ! Et si vos parents réagissent mal, ce sont des imbéciles ! J'adore ce médecin, il est sans filtre ! Après tout, si vous êtes heureuse et épanouie, je ne vois pas où est le problème. C'est votre vie, pas la leur donc ils n'ont pas à s'en mêler.
- Vous ne voulez pas les appeler pour leur dire ? Rétorquais-je en riant. Blague à part, je serais bien obligée de les mettre au courant.
- Mais attend, ils t'en ont voulu d'avoir quitté Mike alors qu'il t'a trompé ? Me demande Ayden.
- Oui. Tu comprends, Mike était le gendre idéal, gentil, serviable, adorable, qui rendait leur fille heureuse donc quand je leur ai dit que je le quittais parce qu'il m'avais trompé avec Joana, ils ont dit que je devais leur pardonner et maintenir le mariage. Je les ai envoyé bouler et depuis, ils m'en veulent.
- Chérie tu ne m'en voudras pas mais je n'ai pas envie de rencontrer tes parents.
- Ah non ? Ils sont tellement gentils et ouverts d'esprit pourtant, vraiment je ne comprends pas. Je suis outrée et vexée que tu ne veuilles pas les rencontrer. Je fais semblant de bouder et nous rions.
- En tout cas, vous avez une sacrée histoire et vos parents, sortez-les de votre vie. Ils ne vous méritent pas.
- Merci. Oui, je ne peux pas dire que je m'ennuie dans ma vie, ça c'est sûr !
- Bon, sur l'échographie, tout semble normal. Vous allez rester au repos durant toute la semaine à cause de votre malaise et il vous faut aller chez votre généraliste pour vous faire poser un électrocardiogramme durant 24h parce que je soupçonne une hypotension. Prenez soin de vous et on se voit dans quatre semaines pour la suite de votre grossesse. Courage et bonne journée.
- D'accord, très bien. Merci beaucoup, bonne journée à vous aussi.
Puis nous rentrons à la maison Ayden et moi. Une fois arrivés, je téléphone à mon médecin de famille. Je peux y aller le lendemain matin et Dante pourra m'accompagner. Normalement, nous avons les cours mais je ne peux pas conduire avec le risque de faire un malaise à tout moment donc c'est lui qui doit m'emmener. J'ai pretexté que le "père" n'a pas le permis.
- Bon, c'est réglé pour demain, Dante m'emmène et le "père" n'a pas son permis donc il ne peut pas me conduire et c'est pour ça que je dois demander ce service à mon meilleur ami. Je te jure, je vais devenir folle avec toutes ces histoires et ces mensonges. J'éclate en sanglots. Maudites hormones !
- Je sais, c'est dur à gérer, me dit Ayden en venant me prendre dans ses bras. Mais on va s'en sortir. Je vais me renseigner discrètement et on avisera par la suite. Mais pour l'instant, tu te détends et tu te reposes. Tu veux que je te fasse couler un bain ?
- Seulement si tu y viens avec moi, lui dis-je avant de l'embrasser langoureusement et passionnément. Eh ben, sacrées maudites hormones dis donc !
- Tu es censée te reposer et te détendre alors je peux venir oui, mais on ne fera rien.
- Tu sais, je ne connais rien de mieux que le sexe pour se détendre et le médecin n'a rien dit par rapport à ça donc je ne vois pas où est le problème, lui dis-je en lui chuchotant dans l'oreille d'un ton enjôleur.
- C'est pas bien de me tenter comme ça mon amour, surtout que tu sais très bien comment me faire craquer.
- Oh que oui, je sais comment te faire craquer, lui dis-je en me mordant les lèvres. Allez viens, allons prendre un bain.
Je le tire et l'emmène à la salle de bain tout en l'embrassant. Je passe mes mains sur tout son corps et m'arrête sur la bosse de son pantalon pour la caresser à travers le tissu. Arrivés dans la salle de bain, je me sépare d'Ayden et fait couler l'eau pour le bain puis j'ajoute une bombe de bain moussante. Je fais bien exprès de me pencher et de frotter mes fesses contre le pénis d'Ayden. Il me caresse et je me retourne puis me met à genoux devant lui. Je descends son pantalon et son caleçon pour sortir sa queue dure et tendue et me met à lui faire une f*******n. Il grogne de plaisir et il se retire de ma bouche.
- Hé, protestais-je, pourquoi tu te retire ?
- Parce que je veux te goûter, je n'en peux plus. Déshabille-toi et assieds-toi sur le bord de la baignoire tout de suite !
- Mmhh oui Maître, lui dis-je avant de m'éxecuter. Une fois nue et assise, j'écarte les jambes et Ayden me regarde en se léchant les lèvres. Il se met à genoux et me donne tout de suite de vigoureux coups de langue sur le c******s. Je n'ai pas le temps de finir de gémir qu'il entre sa langue dans mon vagin. Oh ce que c'est bon ! Puis il retourne sur mon c******s et il me doigte en même temps. Il me mordille et là, il s'arrête et se lève pour aller chercher quelque chose dans l'armoire de la salle de bain. Encore sous le coup des vagues de plaisir qu'il vient de me donner, je ne réagis pas tout de suite et puis je vois qu'il tient un womanizer dans la main.
- Tu sors ça d'où ? Lui demandais-je, à moitié intriguée et à moitié excitée.
- Je l'ai commandé la semaine passée et il est arrivé ce matin. Je voulais te surprendre. Ça te plaît ?
- Utilise-le tout de suite !
Il rit et s'exécute. Je crie de plaisir au contact de ce jouet, la sensation est incroyable. Et avant que j'ai le temps de m'en remettre, Ayden me pénètre. Je n'ai jamais ressenti un tel plaisir sexuel, c'est indescriptible. C'est tellement bon que j'é*****e au moment de mon o*****e !
- Oh wouaw, tu as réveillé la femme fontaine qui se cachait en moi, lui dis-je pendant qu'il se remet en moi. Oui parce qu'avec la mouille que je viens de cracher, ça l'a fait glisser et sortir de moi. Il me pilonne de plus belle tout en continuant d'utiliser le sextoy.
- Mmh je vois ça et j'espère qu'à partir de maintenant, tu auras ça à chaque o*****e ma belle.
- Continue comme ça et ça ira tout seul... OH OUI p****n !!! Je jouis en éjaculant à nouveau en même temps que l'o*****e d'Ayden. Nous nous embrassons et entrons dans le bain.
- Tu sais que ce petit jouet est étanche ? Donc si tu veux l'utiliser dans le bain ou la douche, n'hésite pas, me dit-il en me tendant le womanizer.
- Mmh attends, je me mets dos contre ton torse et on va s'amuser un peu.
Je m'installe contre Ayden et son pénis se dresse contre mes fesses. Je frotte mon anus contre son sexe durcit par l'excitation puis je l'insère en moi. J'allume le jouet et le place sur mon c******s. Je fais des mouvements de bassins lents pour pouvoir profiter au mieux. Nous jouissons en même temps dans un soupir d'extase. Je me retire d'Ayden, j'arrête le jouet et je me blottis dans les bras de mon homme.
- Je t'aime.
- Moi aussi je t'aime, dit-il avant de m'embrasser.
Nous terminons notre bain puis nous prenons une douche. Une fois sortis, il est gentiment l'heure de manger.
- J'ai acheté des filets mignons de porc et comme chaque année, je vais ceuillir des morilles, je me dis que ça pourrait te faire plaisir, me dit Ayden.
- Tu me prends par les sentiments là. Par contre faut que je vérifie s'il me reste des frites ou tu en avais toi ?
- Hein, pourquoi des frites ? Non ça se fait avec des nouilles larges.
- Ben voyons, et puis quoi encore ! Non non, des frites ou rien !
- Berk, j'aime pas avec les frites. En plus, les nouilles tu mets de la sauce dessus, c'est incroyable ! Mais écoute, on fait des nouilles comme ça tu goûtes et si vraiment, je te fais des frites, d'accord ?
- M'ouais ok, je veux bien essayer.
Il rit et commence à cuisiner. Il coupe le filet mignon en morceaux, étale de la moutarde sur chaque morceau et de chaque côtés, mets tout dans une poêle et fait cuire la viande gentiment. Il fait un assaisonnement spécial dont il a le secret et prend le bol de morilles qui trempaient dans de l'eau.
- Tu as mis quand tremper les morilles ?
- Ce matin, avant de partir bosser.
- Oh, d'accord.
Il prend une casserole pour les pâtes, y verse l'eau des morilles et complète avec de l'eau du robinet. Il met du sel, du bouillon et lance la cuisson.
- Mmh ça sent divinement bon !
- Merci. Il me sourit.
Il ajoute de la crème, un peu de farine pour épaissir la sauce, il assaisonne et me demande de goûter la sauce.
- Oh p****n, c'est jouissif tellement c'est délicieux !
- Haha, je savais, me dit-il avec un clin d'œil. Il faut juste que ça cuise minimum 15 minutes pour les morilles pour enlever totalement la toxicité et on pourra manger.
- D'accord, je ne savais pas, c'est intéressant.
Nous passons à table et Ayden sert les assiettes.
- Alors, tu en penses quoi ?
- Attends, j'ai un o*****e gustatif là. Qu'est-ce que c'est bon ! Je me régale.
- Et avec les pâtes, tu en penses quoi ?
- Alors c'est bon mais je préfère avec les frites.
- Mais c'est qu'elle est pénible ! Dit-il en riant. Bon, je te propose de faire une fois sur deux. Une fois des pâtes, la prochaine fois des frites et ainsi de suite.
- Ça marche, j'approuve totalement. Et oui, je suis très pénible mais c'est pour ça que tu m'aimes.
- J'avoue.
Nous passons une fin de soirée très agréable. Nous allons nous mettre dans le lit après avoir finit de manger et avoir tout rangé et nettoyé mais nous ne dormons pas tout de suite. On profite juste de l'instant, d'être dans les bras l'un de l'autre puis nous finissons par sombrer dans le sommeil.