XVEncore une nuit affreuse. Marie s’était retournée cent fois dans son lit, se demandant que faire pour aider Karim à sortir de l’engrenage où il était bien engagé maintenant. La veille au soir, quand le major Kertanguy et son acolyte avaient enfin émergé de la cave, une délicieuse odeur de sablés sortis du four flottait dans la cuisine. Le major avait une expression qui rappela à Marie celle du chat favori de sa mère quand il venait de vider le pot de lait à toute allure en y trempant sa patte qu’il aspirait comme une éponge entre deux plongées. Le parfum de cannelle aurait-il un effet apaisant ? Comme s’il avait oublié les remarques de Marie, le soir précédent, le major avait dit d’un ton débonnaire : — Vous ne voulez pas voir ce que nous avons trouvé ? Stupéfaite, Marie avait balbuti


