14 – De profundis clamaviPendant une poignée de secondes il ne se passe rien, ce qui est conforme à mes prévisions. Les signaux injectés en rafales ne peuvent être traités aussi rapidement par la dalle-terminal ou quoi que ce soit d’autre qui prolonge cette grosse molaire plate aux racines enfoncées dans le sous-sol. Au-delà du zéro fatidique, par inertie – ou par jeu ? –, je poursuis mon décompte mental sur l’axe positif. Le rythme m’est donné par les secondes qui défilent en rouge vif sur l’écran de contrôle du générateur que j’aperçois dans mon champ de vision. Puis c’est l’explosion. Visuelle : un écran blanc m’aveugle, d’un seul coup. Et sonore à la fois : signaux d’alarme de l’holocaméra, se doublant de ceux du générateur, un peu plus loin. Puis sonore à nouveau, à une ou deux secon


