Je hausse les épaules. Cette question, je me la suis moi aussi posée tout en roulant, mais je n’ai rien trouvé qui puisse nous éclairer sur ce point. — Aucune idée. Sur ce monde, les dunes d’un sable omniprésent sont sans cesse resculptées par le vent, il s’y dessine des figures aléatoires permettant difficilement de détecter le terrier ou le nid d’un hôte éventuel. Peut-être s’agit-il d’un mimétisme parfait ? Peut-être surgissent-ils du sol ? Peut-être savent-ils ramper en silence, aussi indétectables que l’est le mythique ver des sables de Dune, de Frank Herbert ? Plus discrets encore vu leur taille réduite, très anodine et presque ridicule. Ici, à deux kilomètres du Hawking, les empreintes sont visibles mais diffuses et déjà en voie d’érosion, car le vent gomme tout accident de terrai


