Duncan se réveille avec le soleil, les yeux encore lourds de fatigue après une nuit de réflexion. La soirée avec ses nouveaux associés chinois avait été un succès, mais il sait que le véritable travail ne fait que commencer. Il se lève et se dirige vers la salle de bain et se passe de l’eau froide sur le visage, essayant de chasser les restes de la nuit.
Il se sent encore plus déterminé, prêt à prendre les choses en main. Il a passé la nuit à réfléchir à la situation d’Aileen et il est grand temps qu’il passe aux grands moyens.
Il se dirige vers la fenêtre et regarde dehors, les yeux fixés sur la direction de l’aéroport qui se trouve à des kilomètres de sa villa.
Il prend son téléphone et appelle son équipe de sécurité.
« Préparez les hommes, » dit-il la voix basse et autoritaire. « Nous allons faire une fouille à l’aéroport. Je veux que vous vérifiez les caméras de surveillances, les registres de vols… tout. Trouvez-moi Aileen. »
Il raccroche et termine son café, se sentant prêt à affronter la journée. Il sait que la recherche ne serait pas facile mais il n’est pas du genre à abandonner.
Il sort de la villa, se dirige vers sa voiture et prend la route de l’aéroport. Le soleil brille dans le ciel et il se sent plein d’énergie.
Il arrive à l’aéroport et se gare dans un parking privé. Il sort de la voiture et se dirige vers l’entrée, les yeux balayant la foule. Il repère son équipe de sécurité et leur fait signe de le suivre.
« Commençons, » dit-il.
Aileen se tient devant le miroir de sa chambre d’hôtel, les cheveux épatés et les yeux maquillés d’une façon qui la fait ressembler à une tout autre personne. Elle a choisi une tenue décontractée, un jean et un t-shirt large, pour se fondre dans la foule et éviter d’attirer l’attention. Elle se sent un peu ridicule, mais elle sait que c’est nécessaire.
Elle se coiffe les cheveux en arrière, les attachant en une queue de cheval basse et enfile une paire de lunettes de soleil pour cacher ses yeux. Elle se regarde dans le miroir, essayant de se convaincre qu’elle est incognito. Elle se sent un peu plus en sécurité mais elle sait que cela ne durerait pas longtemps.
Elle prend une profonde inspiration, saisit son sac à main et sort de la chambre d’hôtel. Elle descend dans le hall, essayant de marcher normalement, comme si elle n’a rien à cacher. Elle peut sentir des regards sur elle mais elle sait que c’est juste son imagination.
Elle sort de l’hôtel et trouve un taxi.
« Aéroport, s’il vous plait. » dit-elle au chauffeur, essayant de garder une voix calme.
Le chauffeur la regarde dans le rétroviseur mais ne dit rien. Il démarre la voiture et se dirige vers l’aéroport. Aileen regarde par la fenêtre, essayant de se détendre. Elle sent l’excitation et la peur monter en elle. Elle va enfin quitter le pays et laisser derrière elle son mari absent.
Le taxi s’arrête devant l’aéroport et Aileen paye le chauffeur. Elle sort de la voiture et se dirige vers l’entrée de l’aéroport, son cœur battant à tout rompre.
Elle se dirige vers la zone d’embarquement, son cœur battant à tout rompre sous son calme apparent. Elle a réussi à se fondre dans la foule, son déguisement et son attitude décontractée lui permettant de passer inaperçue. Elle regarde autour d’elle, les yeux balayant la foule, mais elle ne voit rien d’anormal.
Pendant ce temps, les hommes de Duncan sont également en mouvement, cherchant désespérément à la repérer. Ils scrutent la foule, les yeux passant d’une personne à l’autre, mais Aileen est trop discrète pour être remarquée. Elle passe à côté d’un d’eux, son épaule frôlant la sienne, mais il ne la voit même pas. Aileen, elle, est trop occupée à regarder droit devant elle, son esprit fixé sur son vol et sa nouvelle vie au Bhoutan. Elle ne remarque même pas les hommes qui la cherchent, trop absorbée par ses pensées.
Mais soudain, elle sent un choc, un corps qui la heurte violemment. Elle se retourne, prête à s’excuser mais les mots meurent sur ses lèvres. Un homme la regarde, les yeux plissés mais il ne la reconnait pas. Aileen se ressaisit rapidement, murmurant des excuses et s’éloigne à la hâte.
Il la regarde partir, les sourcils froncés mais ne fait rien pour la retenir. Il a une image de la femme qu’'il cherche, une image qui ne correspond pas à la jeune femme qu’il vient de heurter. Il hausse les épaules et continue sa recherche, convaincu qu’il la trouverait bientôt.
Aileen se continue à marcher, les yeux fixés sur la zone d’embarquement, son esprit fixé sur son objectif ; quitter le payer et commencer une nouvelle vie.
Elle est sur le point de monter dans l’avion, son cœur battant contre sa cage thoracique de soulagement et d’excitation lorsqu’elle entend une voix qui la fait se stopper net.
« Aileen Cambell ! »
La voix est claire et forte et Aileen sent un frisson lui parcourir l’échine. Elle se fige, les jambes comme paralysées, se demandant si son mari milliardaire l’a finalement retrouvé. Elle sent son cœur s’accélérer, son esprit s’emballant avec des scenarios catastrophiques.
Mais après quelques secondes de silence, elle se ressaisit et se tourne lentement, les yeux plissés. Elle s’attendait à voir son mari ou peut-être un de ses hommes.
Un personnel de l’aéroport, un jeune homme avec un sourire aimable, lui tend un document.
« Vous avez oublié ceci à l’enregistrement. »
Elle sent un soupir de soulagement lui échapper et elle prend le document avec un sourire gêné.
« Merci beaucoup, » dit-elle, prenant le papier et le rangeant dans son sac.
Le jeune homme lui sourit et s’en va, la laissant se remettre de ses émotions. Elle regarde autour d’elle, se sentant un peu étourdie mais heureuse d’avoir échappé à ce qui aurait pu être un désastre.
Elle s’installe enfin à son siège dans l’avion, son cœur battant encore. Elle attache sa ceinture de sécurité, les mains tremblantes et ferme les yeux, essayant de se calmer. Mais elle ne peut pas s’empêcher de regarder autour d’elle, scrutant les autres passagers, cherchant à voir si quelqu’un la regarde.
Sa seule prière à ce moment est que l’avion puisse décoller, quitter le sol, s’éloigner de cet aéroport et de son mari. Tant que l’avion est sur place, elle sait qu’elle court le risque d’être retrouvée, d’être ramenée à sa vie de luxe et de contrainte.
Les minutes passent, lentes et interminables, tandis que l’avion attend l’autorisation de décoller. Aileen sent son anxiété monter, son cœur battant de plus en plus vite. Elle regarde par le hublot, voyant les gens qui vont et viennent sur le tarmac, les avions qui roulent, les voitures qui conduisent les passagers à leurs portes d’embarquement.
Et puis enfin, l’avion commence à bouger. Aileen sent un sursaut de joie, un sentiment de liberté qui l’envahit. L’avion roule sur la piste, gagnant en vitesse et elle sent son estomac se soulever. L’avion décolle, les roues quittant le sol et elle sent un cri de joie lui échapper.
L’avion monte, gagnant en hauteur. Elle regarde par le hublot, les larmes aux yeux. La terre devient de plus en plus petite, une boule verte et bleue qui s’éloigne de plus en plus. Aileen sent un sentiment de soulagement l’envahir, un poids qui se lève de ses épaules.
Elle est libre. Elle est enfin libre.
L’avion continue à monter, les nuages défilant par le hublot et Aileen sent son cœur s’alléger. Elle ferme les yeux et laisse s’échapper un soupir de soulagement et se laisse aller contre son siège.