Chapitre LXIIIMichel était quelque peu surexcité déjà en entrant dans le cabaret. Le vertige du triomphe s’était emparé de lui, et il avait le verbe aussi haut que peut l’avoir un homme à qui tout réussit. Ce fut bien autre chose encore lorsqu’il eut vidé une première bouteille. Il y a même à Férolles, qui est un honnête pays entre tous, des gens qui, désertant volontiers le travail pour l’auberge, admirent et respectent quiconque est riche, deviennent ses flatteurs, et conservent tout leur mépris pour celui qui s’est ruiné ou que la fatalité a dépouillé tout d’un coup. On avait appris six mois auparavant, avec quelque stupeur, que Michel, le vaurien et le braconnier, était le vrai fils du moulin, et si on n’en avait pas douté, en présence des affirmations aussi nettes qui s’étaient pr


