Chapitre LXVILe réveil de l’ivresse se traduit ordinairement par un long abrutissement. Michel dormit jusqu’au soir. Les étoiles luisaient au ciel quand il s’éveilla. Il se leva en se frottant les yeux, et, s’approchant de la fenêtre, il se dit : – Qu’est-ce qui m’est donc arrivé ? Il se dirigea vers la porte, et entendit au-dessous de lui un bruit de voix. C’étaient les domestiques qui étaient à table. Michel descendit. La meunière était assise au coin du feu et causait avec Laurent et Noémi. Le pas lourd et encore inégal de Michel qui arrivait au bas de l’escalier, lequel aboutissait dans la cuisine, leur fit lever la tête. Tous trois avaient le visage tranquille qui, la veille, avait exaspéré Michel. Michel n’était plus en colère, du reste ; il n’était qu’abruti. – Quelle heu


