Chapitre XLIIIAidé de Michel, M. Jouval remit sa barque à flot, et tous deux sautèrent dedans. – Tu es plus jeune que moi, dit l’usurier, prends la perche, mon garçon. – Michel ne se le fit pas répéter, et il se mit à conduire le bateau. La Loire était basse, et il n’y avait qu’un courant très faible contre lequel il était facile de lutter. En moins de vingt minutes, M. Jouval et Michel eurent traversé le fleuve, vis-à-vis de Saint-Florentin, et ils abordèrent au petit quai d’embarquement qui sert de port au bois et au charbon. De là, une ruelle étroite, terminée par un escalier, montait jusqu’à la grande rue dans laquelle, on s’en souvient, M. Jouval habitait. Il prit Michel par le bras, lorsque celui-ci eut amarré le bateau, et tous deux grimpèrent par cette ruelle. Quelques minut


