XXIIIIl existait de notables différences entre le Georges Pradel présenté par nous à nos lecteurs dans la gare du chemin de fer de Lyon, au mois de septembre 1874, et le Georges Pradel franchissant le seuil du café d’Apollon, au mois de novembre 1873. Le visage du lieutenant n’offrait point, à cette époque, l’expression rêveuse et triste que nous avons signalée, et respirait au contraire la gaieté, l’insouciance, le bonheur de vivre. Difficilement en effet on aurait pu trouver une destinée plus complètement heureuse que celle du jeune homme. Il adorait son métier de soldat. – Sa vive intelligence, sa constante égalité d’humeur, l’indiscutable bravoure dont il avait déjà donné plus d’une preuve, lui valaient l’estime de ses chefs, les sympathies de ses égaux, l’affection de ses inférieur


