XXVII

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XXVIIPassecoul appartenait, en qualité de remplaçant, à la compagnie de zouaves dont Georges Pradel était lieutenant. Ce jeune misérable, paresseux autant qu’on le puisse être et possédant une formidable collection de vices qu’il cachait sous des dehors hypocrites avait, nous le savons, un extérieur agréable, un caractère souple et rampant, une intelligence très développée pour le mal, et une assez large dose d’esprit naturel. Le neveu de M. Domerat, séduit par ses formes polies, se l’était attaché comme brosseur et lui témoignait une entière confiance. Passecoul remplissait ses fonctions auprès du lieutenant avec d’autant plus de zèle qu’elles adoucissaient pour lui les rigueurs du service militaire, et lui procuraient une liberté presque sans limites. Georges Pradel, très protégé par

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