Rencontre

3035 Mots
Partie Kiné Maï vient de m'envoyer un sms pour me dire qu'elle est en route. Je suis tellement contente vous n'avez pas idée. Je hâte qu'elle soit là. On avait mis en stand- by nos folies. Je me souviens on s'amusait tellement tous les deux. Mais ça c'était il y'a longtemps, avant que je vienne faire mon stage final ici à Dakar. Mon stage n'a duré que 5mois. Et maintenant je suis conseillère juridique en quelque sorte vu je n'ai pas encore mon master. Mais c'est parce que je sors avec le fils du patron... " privilège" . J'ai envie qu'on retrouve notre vie d'avant, aller à la plage, nous ballader, aller au restaurant, passer des nuits à regarder des films et finir par nous endormir épuisées ... Bref J'ai envie de retrouver mon amie. On s'entend par qu'on est folle tous les deux. Bien qu'elle soit plus âgée que moi de deux ans, on dirait que je suis sa grande soeur, comme khalé rek Maï... C'est une âme pure, mon amie. Notre histoire à tous les deux date de 13 ans. Mais je vais vous la raconter pour que vous sachiez que mon amitié avec elle ne relève pas du hazard. Avant de venir à saint-louis, Maman et moi nous habitions à la région de Louga( Saint-louis). Dans un village assez enclavé du nom de Ndiaré. Maman était la deuxième femme de mon père. C'était unsage mon père, un homme bon et juste même s'il a aimé ma mère d'un amour éxagéré. Mon père était un agriculteur assez riche en faite, il était le plus riche du village. Nous vivions dans une grande famille, mon père , sa première épouse et ses 10 enfants dont le plus agés à 40ans, les frères et soeurs de mon père, leurs enfants... C'était une maison familliale dal. Et dans la maison tout le monde savait l'amour inconditionnel que mon père vouait à ma mère. En faite en dehors de son amour pour ma mère, il avait beaucoup de peine pour elle. Car maman était l'unique fille d'un couple qui était venu vivre au village avec maman ( maman avait 5ans). Tout le monde disait que mes grands parents ont fuit leur village pour venir s'installer à Ndiaré. Ils sont morts tous les deux quand maman avait 20ans. Rawanté wounou sakh lou bari. Donc ma mère s'est retrouvée seule à ses 20ans. Mon père qui en avait 50 l'a épousé par compassion pour la protéger des vautours, les hommes du village sans scrupules. Mais mon père a fini par l'aimer intensément. Dans la famille tout le monde nous détestait. Quand maman partait au marché du village et mon père au champ, on arrétait pas de me maltraiter. Et mon père les enguelait toujours et menaçait de ne plus les nourrir s'ils persistaient. Je m'entendais seulement avec mon grand frère Assane.( 16 ans à l'époque). Il m'aimait et me protégeait. Un jour j'avait 10ans. Maman et moi nous revenions du marché. On a vu beaucoup de monde devant la porte et à l'intérieur notre maison. Nous avons accouru. Il y'avait encore du monde devant la chambre de mon père, la première épouse de mon père et ses enfants criaient , se jettaient par terre, se roulaient sur le sable. Mon Dieu! Il était arrivé malheur. Ma mère a accouru dans la chambre suivi par moi. On a trouvé mon père couché sur son lit raide. Il était mort. Je me souviens toujours de la douleur que j'ai lu sur le visage de ma mère. Elle était tombée dans les pommes. Une semaine plus tard, aprés la cérémonie du 8eme jours, on nous a fichu dehors maman et moi avec seulement quelques petits billets de banques. On était seule et on avait personne pour nous défendre. Assane voulait venir avec nous mais maman l'en a dissudé. Les villageois voulaient nous éberger mais ma famille les a menaçé. Avec les quelques billets que ne pouvions refuser par nécessité, ma mère et moi avons pris un car pour venir à Saint-louis. Nous sommes arrivées au crépuscule. Nous avons marché jusqu'à la mosquée Mame Rawane Ngom, et nous sommes assis sur le troitoire pour nous reposer. Mais enfaite on ne savait pas où aller. Maman desespérée s'est mis à pleurer et moi qui essayer de la calmer .Puis un homme d'âge mûr est venu vers nous pour nous parler Flash back -Lui: Sokhna ci ça va? Ba diam là -Maman ( qui pleure toujours) -Massa sokhnaci. Mais parle moi. Lo def ci mbed bi heurou timiss bi? Comme maman ne pouvait pas parler. Je lui répond: -Mon père est mort et sa famille nous a mis dehors. C'est pour ça que maman pleure. -Lui: Asbouna allah. Mon Dieu, quel ignominie! Aller venez avec moi dit-Il en prenant notre valise et aide maman à se lever. 5 mins plus tard on arrive chez lui. C'était une maison modeste mais acceuillante. Il a discuté avec sa femme qui nous a fait entré dans une chambre trés confortable. Nous avons prit une douche et on nous a amené à manger. Après ma mère et moi avons dormi à poings fermés jusqu'au lendemain. Après le petit déjeuner dans la chambre, le couple est venu se présenter : Birahim Ndiaye et Aminata Ndiaye. C'était les parents de Maï. Maman leur a raconté toute notre histoire sans rien omettre de ses parents jusqu'à notre banissement. La mère de Maï et ma mère n'arrêtaient pas de pleurer. C'est comme ça qu'ils nous ont hébergé. Quand Maï et moi nous nous sommes vuce matin là, nous ne nous sommes plus jamais quittées. Elle avait 12ans et moi 10. C'était le début d'une amitié qui se fortifie chaque jour d'avantage. On a vécu 6ans dans cette maison jusqu'à ce que ma mère se remarie avec un jeune ami du père de Maï. Un homme exceptionnel qui a toujours pris soins de nous. Maman est heureuse maintenant. Nous sommes redevable à cette famille, sans qui on se sait pas ce qui adviendrait de nous. Bref, Tout le monde est heureux maintenant té di gnane yala mou sakh.... Comme c'est dimanche, à mon habitude le matin , je pars faire mon jogging. Je reviens avant 9h, prends ma douche, et me recouche. *** Partie Maï Il est 11h 05 lorsque je descends du bus. Je prends un taxi vite fait et me dirige vers ma nouvelle chez moi. Vous diriez que ce n'est pas la première fois que je viens? Si c'est vrai mais c'est different, les sensations ne sont pas les mêmes. Je suis devant la porte de l'appart et je sonne comme j'avais rendu mes clef à Awa... Tinnnnngtinnnnng La porte s'ouvre sur une Kiné éblouissante. - Oh ma puce! Dit-elle en me sautant au coup. Tu m'a manqué! -Moi aussi ma poupée vachemant. On tournoie , se font beaucoup de calins avant de nous ressaisir. -Tu ne sais pas à quel point j'avais hâte que tu reviennes. Mais j'ai eu peur que tu ne viennes pas, que tu change d'avis à la dernière minute... -Ah non je ne comptais pas changer d'avis dé iiih, même si venir vivre ici me faisait un peu peur. Mais tu me connais j'adore être sous les jupes de maman. -Elle doit être triste Maï. Comment elle va? -Oui triste elle l'est on a tellement pleuré ce matin dit-je la mine triste aussi. Elle me manque déjà ma petite maman. -Je sais Maï mais c'est normal. C'était pareil pour moi quand je suis venue mais bon même si ma mère me manque toujours, c'est moins supportable maintenant avec le temps. -Ouai je sais. Tu manque beaucoup à ta mère, elle m'a dit de bien prendre soins de toi et de te surveiller et c'est ce que je compte faire. -Moh bayima sama yaye mane melni kou yor khalé haha. Alors comment va la famille et la petite Ouly? -Super tout le monde va bien et ils te passent le bonjour. Ouly elle est toujours aussi adorable cette poupée. J'ai eu beaucoup de mal à me séparer d'elle. -Ndeye Sane ça va aller dit-elle en me pressant la main. Tu as réfléchi? Qu'as tu décidé de faire? -D'abord je cherche du travail pas trop encombrant parce que sans argent je ne pourrais rien faire... -Tu sais que l'argent n'est pas le problème Maï. -Kiné tamit je ne compte pas me faire entretenir toute ma vie. Déjà tu a tellement dépensé pour moi lors de mon traitement. Ça suffit maintenant je compte travailler et te rembourser tout ce que tu a dépensé moi. Et arrète toi aussi de me suprotégé je me sens bien légui. -Si je sais que tu ne vas pas te laisser entretenir tenir toute choe mais le temps que réfléchisse a ce que tu veux vraiment. Et puis ce n'est pas moi qui ai dépensé de l'argent pour toi et je ne veux plus entendre parler de cette histoire de rembousement ou je ne sais quoi. Maï avez vous déjà oublié tout ce que vous avez fait pour ma mère et moi? -Shiii wa arrète ça c'est du passé. D'accord pas de remboursement. Mais laisse moi finir. Comme je te l'ai dit je vais chercher du travail qui ne me prends pas trop de temps et comme on est en novembre je peux déposer ma candidature libre ( il n'est jamais trop tard pour étudier). Je veux reprendre mes études. Toute façon j'ai déja réglè tous les papiers. -Oh ma belle je suis super heureuse que tu ait prise cette décision. Tu n'a que 25ans tu es toute jeune. Je t'encourage et je vais dire à Laye de t'aider à trouver quelque chose. -Merci ma puce. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi rek. -Mane kay ma wara wakh lolou. Allons dans la chambre pour que tu prennes une douche. Je vais préparer un truc vite fait à manger. -D'accord. Et Awa elle dort? -Oui! Mais il s'est passé un truc horrible je vais te raconter après. Humm? Lou khéwati? Je prends ma douche, porte un short large et un top( mode dimanche dal). Je retrouve Kiné à la cuisine qui dresse la table pour le petit déjeuner. -Moi: hunn ça sent bon! T'a préparé quoi? -Kiné: Omelette au fromage, je termine les crêpes et voilà. -Je salive sakh! On entends des pas derrière nous, je me retourne et vois Awa qui traine les pieds. -Awa: Maï ma chérie tu es là? Kagn nga yékci ay meunou mawone yé? Je me lève et vais à sa rencontre et fait un câlin. -Moi: Ay borou 11h 30 yoyou. Tu m'a manqué. -Awa: Tu m'a manqué aussi chérie. Fi dafa wétonne sans yaw yadone khorom ci way... Elle parle et je vois une lueur triste dans ses yeux, et c'est plus que flagrant, elle a pleuré. -Moi: Awa est ce que tout va bien? J'ai l'impression que quelque chose ne va pas? Tu a l'air abatue et triste. Qu'est ce qui se passe... A peine je dis ça ses larmes coulent. Lou khéw ? Mon coeur fait boum. - Moi: Non! Ne pleure pas. Aller viens t'assoir. Kiné apporte un verre d'eau stp. On va s'assoire au salon. Kiné lui donne un verre d'eau. Je lance à cette dernière un regard interrogateur... - Awa: j'ai sur...p..( elle n'arrive pas à parler à cause de ses sanglots). -Kiné: On a surpris Yakhya embrassant langoureusement une femme au restanrant hier... -Moi: QUOI? Non? C'est une blague? -Kiné: hun hun pour di non. Là je comprends vraiment pouquoi elle pleure. Thieuy goor gni. Tass yakar rek. C'est dans ces moments que je suis heureuse de n'avoir personne. - Je suis vraiment désolée Awa, tellement désolée lui dis- je en la serrant contre moi. -Kiné: Elle devait diner avec lui et moi avec Laye. Mais Laye avait annulé car il devait sortir avec ses copains. L'après midi Yakhya a aussi appelé pour dire qu'il allait voyager. Donc pour ne pas rester seule et pour nous venger d'eux nous avons décidé d'aller diné. C'est lorsque nous allions nous assoir qu'on les a vu. Ils étaient assis dans coin assez sombre et ils s'embrassaient. -Moi: Coin sombre? Peut être que c'était pas lui... Kiné me stoppe net -Kiné: On est allé vérifier et c'était bien lui. Vérifier?? -Kiné: Nous sommes allées à sa table. Awa l'a salué sans faire de scandale digne à la manière d'une reine. Il bégayait et racontait n'importe quoi... Et tu te doutes bien, nous sommes rentrées. Silence. -Thieuy yalla. Pourtant il ressemblait à un mec bien. Mais ça se voit qu'on ne peut avoir confiance en personne. Ils sont tous pareil ( si j'avais pas un ami qui s'appelle comme lui j'allais l'insulté dé ishh). Je reprends -Moi: Awa je sais que c'est dûre. Même si je ne sais pas, je comprends ce que tu ressens. Métina ça c'est sûre. Mais tu ne dois pas te laisser aller aucun homme ne mérite ce privilège. Ce n'est pas toi qui perd non non c'est lui qui a tout à perdre ici. Tu es une femme exceptionnelle , et tu es tellement belle. Ne pense pas que c'est de ta faute et ne te sous estime surtout pas, ne perds pas ta confiance en toi aussi. Niom nio doylouwoul rek ( ils sont jamais sattisfait). Fompal say rangogne( essuies tes larmes) . Un de perdu dix de retrouvé... Awa cesse subitement de pleurer -Awa: Tu a raison. Cet homme ne mérite pas que je verse mes larmes pour lui. A partir d'aujourd'hui il n'existe plus pour moi. Je mérite mieux. Et je vous demande de ne plus prononcer son nom ici. Bon le chapitre de Yakhya est clos pour de bon. -Moi: Voilà la Awa qu'on connait. On lui fait un énorme calin avant d'aller toutes à la cuisine. Nous mangeons dans une assez bonne ambiance même si Awa affiche une mine toujours triste mais c'est normal la trahison est récente. Quand nous avons regagné la chambre pour que je me repose Kiné me sort: - Maï j'ai complètement oublié de te dire qu'on est invité chez Abdoulaye demain soir. Son père fête le 20eme anniversaire du cabinet. -Ah bon c'est super ça. Je suis invité aussi où c'est toi qui veux me trimbaler? Tu sais ce genre de fête je ne me sentirai pas à l'aise je n'ai plus l'habitude de sotir. -Non je te promets c'est Laye qui m'a dit de t'inviter de sa part quand je lui ai dit que tu allais venir. En plus c'est pas ce que tu crois. C'est une fête sobre et intime. Son père n'aime pas trop les tralalala. -D'accord je viens. Mais pour te suveiller dis-je en riant. -Yaw réglel sa yaram sama yaye bayika fofou moumay surveillé lou. Wa dit- moi Mr beau gosse t'a rappelé? -bah non. -Heureusement que tu es venue. Tu sais ce que tu vas faire? - Non. Qu'est ce que je dois faire.? -Lui envoyer un sms pour lui dire que tu es revenue. -Tu es folle non. Je ne ferai pas ça, et que vas t-il penser de moi. Ne me regarde pas avec ses yeux de merlan frit dé moh. Tchip. Je refuse. Elle éclate de rire. -D'accord. J'arrête. Elle dit ça mais elle n'en a pas fini. C'est certain. ***** Le lendemain soir Il est 20h15 et on est toujours dans la chambre entrain de nous pomponner. -Wa doyoul nak Kiné khana démougnou fête rek? Shiii sunu dérarou yaguena torop. -Oui mais on va chez ma futur belle famille donc je dois faire fureur. Il faut leur en mettre pleins la vue. Et voilà j'ai fini. Comment tu me trouves? Elle se retourne et me voit avant d'ouvrir grand les yeux: - Oh lala Maï tu es magnifique! Tu es tellement belle. Tu va faire baver plus d'un. -Tu éxagères! Mais merci ma belle. Toi aussi tu es magnifiquement belle. La robe te va super bien. -Merci ma poupée. C'est qu'on s'est faite belle. Je porte une combinaison beige prés du corps très chic relevé avec une paire de scarpin noire et un sacoche Louis Vuitton noir que Ahmad nous a apporté d'Italie Kiné et moi. Kiné quand à elle porte une superbe robe rose bonbon qui lui arrive au genou, ceintrée et évasée en bas, des Escarpins roses aussi et le même sacoche que moi en noir. Elle ressemble à une poupée. Elle est magnifique. On sort de la chambre et retrouve Awa entrain de regarder la télé. Et ça me fend le coeur qu'on la laisse là toute seule mais bon on a insisté mais elle n'a pas voulu venir. -Awa: Ouuh vous êtes suuuperbes. Tournez-vous! Et on s'active -Awa: Macha allah. Nila dé khale dafay beugu bopam di défar bamou bakh. - Moi: Merci Awa. Tu aurais pu venir avec nous toi aussi. Mais bon on comprend une prochaine fois incha allah. Elle sourit, on s'apprète à sortir. Mais je ne me sens pas trop à l'aise mon esprit va vers Oustaz. -Kiné: Maï ça va? -Moi: Pas trop attends je reviens. Je retourne dans la chambre. J'enlève la perruque que j'avais mis. Je prends un voile noir. Je le mets puis je sors me sentant mieux. "Oustaz je te dois bien ça me dis-je à l'intérieur de moi" Kiné me sourit. Elle comprend. On sort et prenons un taxi direction chez Abdoulaye. On arrive devant une maison splendide. La façade est un mélange de style ancien et moderne et très sobre. Ils ont du goût. Le gardien qui reconnait Kiné nous laisse entrer. On pénètre dans une maison somptueuse et qui sent le luxe. Je lève la tête et vois une quinzaine de personne. Li moy fête bou sobre? On marche lentement vers eux et subitement comme ils entendaient nos pas, tous les yeux se sont rivés vers nous. Mes yeux se dirigent instinctivement vers un visage clair, très clair, avec des yeux noirs. Je baisse le regard, et les relèvent aussitôt, et là je le vois : c'est lui. Oh Dieu comme il est tellement beau... C'est Bachir. Qu'est ce qu'il fait là? On se fixe 15 secondes qui semble être une éternité...
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