PARIS France - 11 maiJ’ai rencontré cet historien au Festival de Bayeux, où je cherchais quelque document sur les origines du triscèle. Il dédicaçait ses livres. J’en avais lu un à Pella. Lorsqu’il apprit que j’étais à la tête d’une fouille archéologique en Jordanie, il se passionna pour le sujet. Je le conviai à déjeuner une semaine plus tard, à deux pas de chez lui, dans un bar à vin qui prépare du foie gras aux cerises. C’est un homme de petite taille, mince, habillé d’un costume brun et d’une chemise jaune pâle au col ouvert garni d’un foulard. Il porte de vieilles lunettes qu’il enlève nerveusement quand il parle, puis qu’il remet tout aussi précipitamment pour regarder son plat. Il a visiblement l’habitude de la controverse. On dirait même qu’il s’en amuse. C’est un homme convain


