AMMAN Jordanie – 4 maiJe n’imaginais pas revenir aussi rapidement à Amman. Samir m’accueille comme au premier jour de notre rencontre, avec sa bonhomie et sa gentillesse. Nous nous étions perdus dans la confusion créée par ma rupture avec Sofia. Cette fois, je reviens en prince. Je ne m’attarde pas comme d’habitude, à rejoindre les bus de transfert vers Amman. Samir est venu me chercher à l’aéroport avec sa très « made in Korea » Hyundai blanche dont la peinture pèle un peu plus à chaque lavage au car wash. — Tu es revenu ? demande-t-il, ne trouvant rien de moins banal à ajouter. — Eh oui ! Il sourit. Puis laisse éclater sa joie, saisissant ma main à la place du pommeau de vitesse. Croyant enclencher la première, il provoque un hurlement du moteur en surrégime. Les voisins klaxonnen


