CHAPITRE VINGT-SIX Lentement, Silas Ostwinkle reprit connaissance. Il se demanda s’il était de retour en Irak. Il ne s’était pas senti si mal depuis qu’il avait été au front, en février 1991. La nausée, le mal de crâne, ce sentiment d’impuissance… Ce n’est pas l’Irak, se dit-il en relevant la tête à grand peine. Non, juste une p****n de gueule de bois. C’était sûrement ça. Mais il ne savait pas exactement où il était. Avec un peu de chance, il avait réussi à rentrer chez lui, au lieu de s’évanouir dans un endroit étrange. S’il était chez lui, il n’avait rien d’autre à faire que dormir quelques heures, réchauffer le café de la veille et soigner sa gueule de bois, avant de repartir au travail pour la nuit. Il se rendit compte qu’une lumière l’aveuglait, même s’il avait les paupières


