NickLes hurlements s’extirpant dans la bouche d’Anna me firent tressaillir de toute part. Sa désespérance, sa tristesse, ne fut jamais aussi audible qu’à cet instant. Ne pouvant supporter de la voir ainsi, je commençai à m’approcher. Seulement, je fus retenu par la grippe de Tom qui me retint à ma place. Guère décidé à me laisser faire, je décidai de me débattre. Anna avait besoin de moi, d’être dans mes bras. Si quelqu’un pouvait la consoler c’était moi. Elle avait besoin de moi. Sylvia, toujours auprès de ma petite amie parut se réjouir de l’effet escompté. Cette dernière s’était laissée retomber. La tête penchée en avant. Le regard vitreux. Les mains pendantes sur ses genoux. Elle était aussi pâle que la mort. Ses larmes n’eurent de cesse de s’écouler. Tom comprit qu’il fallait que


