CHAPITRE XLComment Pantagruel évada une forte tempête en merAu lendemain nous rencontrâmes à poge une arque chargée de moines, jacobins, ermites, capucins, etc., qui se rendaient à un concile. Les voyant, Panurge entra en excès de joie, comme assuré d’avoir toute bonne fortune pour ce jour et les autres subséquents en long ordre. Et ayant courtoisement salué les béats pères fit jeter en leur nauf des provisions pour le voyage. Pantagruel restait pensif et mélancolique. Jean l’aperçut, et lui demanda d’où lui venait telle fâcherie non accoutumée ; quand le pilote considérant les voltigements de peneau sur la poupe, prévoyant un tyrannique grain et fortunal nouveau, commanda que tout le monde fût à l’erte, tant nochers que fadrins et mousses, que nous autres voyageurs. Il fit mettre voiles b


